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PMA : pénurie de dons de gamètes en Europe et en France

lundi, 6 novembre, 2017 - 14:37

Par  admin

Que ce soit en France ou chez nos voisins, la demande d'ovocytes et de spermatozoïdes ne suffit pas à répondre à la demande. La question, centrale, de l'anonymat des dons, diffère selon les pays.

Pour les couples infertiles, le recours à un don de gamète est souvent un parcours du combattant. En France, 3 500 couples hétérosexuels souffrant d’infertilité attendent chaque année un don d’ovocytes ou de spermatozoïdes. Une demande très supérieure à l’offre : en 2015, 540 femmes seulement ont donné des ovocytes et 235 hommes leurs spermatozoïdes. Plus de 1 200 enfants sont nés à la suite d’une assistance médicale à la procréation (APM) avec don de gamètes.

Pour sensibiliser sur cette question, encore taboue, l’Agence de la biomédecine vient de lancer une campagne d’information sur les dons de gamètes, intitulée « Devenez donneur.se de bonheur », qui sera diffusée sur Internet, à la radio et dans les salles de cinéma jusqu’au 26 novembre. Il manque en effet quelque 1 400 dons d’ovocytes et 300 dons de spermatozoïdes par an pour satisfaire à la demande des couples français. Conséquence de cette pénurie, les délais d’attente sont très long : ils peuvent aller jusqu’à trois ans.

Le tabou de l’anonymat

Ailleurs en Europe, la situation n’est pas meilleure. Le manque de donneurs contraint parfois les Etats à proposer des rémunérations – ce que la France refuse toujours de faire –, à l’image de l’Espagne, qui propose aux donneuses d’ovocytes jusqu’à 900 euros.

La question de l’anonymat freine également les potentiels donneurs. Et, en la matière, il n’y a pas d’harmonisation européenne, et ce même si l’Europe préconise de lever ce tabou. Si un enfant britannique né à partir de gamètes données peut, à partir de 16 ans, demander à connaître l’identité de son parent biologique, il n’en est pas de même partout. Mais les pays qui passent le cap sont confrontés à une baisse des donneurs, comme les Pays-Bas.

Le gouvernement français devrait proposer, dans les mois à venir, l’ouverture de la procréation assistée à toutes les femmes, qu’elles soient hétérosexuelles ou lesbiennes.


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