Connexion

Syndicate content

« Paradise Papers » : la reine d’Angleterre accusée

mardi, 7 novembre, 2017 - 12:41

L'enquête révélée dimanche à propos des montages des grandes entreprises et des particuliers les plus fortunés, destinés à placer leurs avoirs au sein de paradis fiscaux, implique Elisabeth II. La couronne d'Angleterre plaide la légalité de ses investissements.

10 millions de livres sterling, soit plus de 11 millions d’euros. C’est la somme que la couronne d’Angleterre aurait investie dans les îles Caïman et aux Bermudes, deux paradis fiscaux bien connus des grandes fortunes et multinationales souhaitant échapper à l’impôt.

Ces révélations sont issues des « Paradise Papers », une enquête dont le Consortium international du journalisme d’investigation (ICLI), déjà à l’origine des « Panama Papers » et rassemblant 96 médias de par le monde, a publié le premier volet dimanche dernier. De nombreuses personnalités politiques sont concernées par ces révélations, issues d’une fuite massive de documents financiers provenant d’un cabinet d’avocats situé aux Bermudes, Appleby.

« Une industrie offshore en perpétuel mouvement »

C’est le Duché de Lancaster, un domaine privé de la souveraine d’Angleterre, qui a réalisé les investissements incriminés. Rien d’illégal cependant, se défend la couronne : « Tous nos investissements font l’objet d’un audit complet et sont légitimes », a déclaré à l’AFP une porte-parole du Duché. « Nous effectuons un certain nombre d’investissements, dont quelques uns avec des fonds à l’étranger ».

Contrairement aux révélations des Panama Papers, qui mettaient en lumière des activités illégales, du blanchiment d’argent et de la fraude fiscale, les Paradise Papers attirent l’attention sur des pratiques qui flirtent avec la légalité. « C’est justement ce qui fait le sel et l’intérêt de cette nouvelle enquête, explique le quotidien Le Monde, membre de l’ICLI. Elle ouvre les portes d’une industrie offshore en perpétuel mouvement pour trouver, dans les législations des Etats, les failles pour contourner la règle et échapper à leurs taxes ».


Réactions
Pays