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Pollution radioactive en Europe : la Russie dans le viseur

lundi, 13 novembre, 2017 - 14:11

A la fin du mois de septembre dernier, du ruthénium 106, un composé radioactif, avait été détecté en Europe par plusieurs réseaux de surveillance de la radioactivité. Selon l'IRSN, les fuites venaient de Russie. Moscou dément.

Du ruthénium 106 dans l’atmosphère, en France et dans plusieurs pays européens : la pollution radioactive avait alerté plusieurs réseaux de surveillance, entre la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre derniers. Sans que l’on sache d’où provenait cette inquiétante pollution.

L’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) français vient de lever le voile. Dans une note publiée sur son site le 9 novembre, l’IRSN précise que « La zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural, sans qu’il ne soit possible, avec les données disponibles, de préciser la localisation exacte du point de rejet ».

Si « depuis le 13 octobre, le ruthénium 106 n’est plus détecté en France », l’IRNS insiste sur le fait qu’une quantité « très importante » du composé radioactif a été rejetée dans l’air. Malgré cela, seules des « traces » du produit sont parvenues en Europe et, selon l’IRNS, « les niveaux de concentration dans l’air du ruthénium 106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l’environnement ».

La Russie nie

A Moscou, on rejette toute responsabilité dans cette pollution. « Les entreprises de Rosatom n’ont rien à voir avec la fuite du ruthénium 106 », a déclaré à l’AFP un responsable de cette entreprise d’Etat russe.

Selon l’IRSN, la fuite ne peut provenir d’un réacteur nucléaire. L’Institut « fait l’hypothèse d’un rejet issu d’une installation » liée au cycle du combustible nucléaire. Le mystère reste donc entier.


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