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Royaume-Uni : recul sur le droit des animaux

samedi, 25 novembre, 2017 - 13:01

En toute discrétion, les parlementaires britanniques ont voté, mi-novembre, une loi qui stipule que les animaux « sont incapables de ressentir de la douleur et des émotions ».

Encore une conséquence du Brexit à laquelle personne ne s’attendait. Le Parlement britannique est, en effet, en train de voter « l’EU Withdrawal Bill », une série de textes destinés à acter juridiquement la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Il s’agit pour les élus d’adapter le droit anglais en se débarrassant, au passage, des textes communautaires jugés trop contraignants.

Et c’est ainsi que les parlementaires anglais ont voté, le 15 novembre dernier, une loi stipulant en toutes lettres que les animaux sont « incapables de ressentir de la douleur ou des émotions » – en toute discrétion, le texte étant passé inaperçu avant que le quotidien The Independent ne s’en fasse l’écho.

Une « régression à grande échelle »

Dans le détail, les élus ont rejeté, par 313 voix contre 295, une loi européenne inhérente au Traité de Lisbonne, reconnaissant la souffrance et les émotions des animaux. De fait, les conservateurs britanniques annulent ainsi la plupart des droits protégeant les animaux et signent un blanc-seing à la maltraitance animale. Après la sortie officielle de l’UE par le Royaume-Uni, les animaux ne seront plus considérés que comme de simples marchandises, et ce alors que de nombreuses études démontrent qu’ils sont capables de ressentir des émotions ou des sensations propres.

Cette décision surprend, dans un pays qui a la réputation d’être en pointe sur le respect des animaux. C’est le premier ministre Tony Blair qui avait, par exemple, interdit la chasse à courre dès son accession au pouvoir en 1997. Les défenseurs de la cause animale ont dénoncé une « régression à grande échelle ».


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