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Droit à l’oubli : les Français en tête

samedi, 3 mars, 2018 - 09:48

La demande de suppression d'un résultat de recherche se fait via un formulaire qui est ensuite examiné par Google qui évalue chaque cas.

Depuis mai 2014, un arrêt de la Cour de justice européenne (CJUE) permet le droit au déréférencement ou « droit à l’oubli ». Tout internaute européen peut ainsi demander la suppression de liens vers des pages internet comprenant des données personnelles. En quatre ans, Google a reçu 654.876 demandes qui concernent 2,4 millions de liens. 2,1 millions d’entre eux ont été examinés, 901.700 ont été supprimés. Google a refusé d’effacer 1,5 millions de liens.

La France est le pays qui a fait plus le plus appel avec 141.000 demandes, concernant 494.000 liens. La très grande partie d’entre elles (89,8%) venait de particuliers. Facebook et Twitter sont les réseaux sociaux les plus concernés mais beaucoup d’internautes voulaient aussi voir leurs coordonnées effacées de l’annuaire 118 712.

Une procédure opaque

La demande de suppression d’un résultat de recherche se fait via un formulaire qui est ensuite examiné par Google, qui évalue chaque cas individuellement. Certains exigent des informations supplémentaires. La procédure peut prendre plusieurs mois et en cas de refus, Google adresse à l’intéressé les motifs de sa décision.

Si Google publie les résultats pays par pays, 80 universitaires ont publié en 2015 une lettre ouverte dans le Guardian pour dénoncer l’opacité du processus. Il est évident qu’avec la prise de conscience des dangers du « revenge porn », de plus en plus de personnes seront amenées à recourir à ce système. Beaucoup de personnes tiennent aussi désormais à être invisibles sur Internet.


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