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Les banques européennes face aux énergies fossiles

mardi, 3 avril, 2018 - 04:51

Les financements des banques aux énergies fossiles ont augmenté de 11 % entre 2016 et 2017 pour atteindre 115 milliards de dollars.

La majorité des 14 principales banques européennes se sont engagées à réduire le financement des énergies fossiles « extrêmes » qui contribuent au dérèglement climatique, selon le rapport Banking on Climate Change. Les secteurs suivants sont concernés : sables bitumineux, forages en Arctique et en eaux profondes, mines et centrales de charbon, exportation de gaz liquéfié.

BNP Paribas, qui figure parmi ces banques, a annoncé en octobre dernier ne plus collaborer avec des sociétés spécialisées dans le commerce du sable bitumineux ou qui financent des projets de transport de pétrole ou de gaz. La banque hollandaise ING a ainsi montré son engagement en juin 2017 en mettant fin au financement des principaux pipelines canadiens, y compris Keystone XL et Line 3.

D’autres banques prennent le relai

Un autre rapport, celui des Amis de la Terre, contredit le précédant en révélant que les financements des banques aux énergies fossiles ont augmenté de 11% entre 2016 et 2017 pour atteindre 115 milliards de dollars, suite à une baisse momentanée après la COP 21 et l’accord de Paris. Si le montant global des financements des banques françaises à ces secteurs n’a pas augmenté, les 5,4 milliards de dollars de soutiens accordés en 2017 par Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole les placent toujours dans les 25 premières banques internationales.

BNP Paribas diminue ses financements mais la Société Générale se maintient en tête des banques finançant les énergies néfastes pour le climat, avec un total de 7,2 milliards de dollars entre 2015 et 2017.

 


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