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Le rapprochement de la Macédoine et la Grèce à nouveau en stand-by

jeudi, 14 juin, 2018 - 13:34

Avec cet accord, la Macédoine espérait une date pour entamer les négociations d'adhésion à l'Union européenne et une invitation à rejoindre l'Otan.

C’était la bonne nouvelle européenne d’hier : après plus d’un quart de siècle de brouille au plus haut niveau, le Premier ministre grec et son homologue macédonien étaient parvenus à un accord : la Macédoine s’appellerait désormais République de Macédoine du Nord. « Après des mois de négociation, nous avons atteint un accord qui résoudra un long différent concernant le nom de notre voisin » a déclaré Alexis Tsipras.

Cette négociation, sous l’égide des Nations Unies, a été saluée par le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, et par le président du Conseil européen, Donald Tusk. Londres et Washington ont aussi félicité les résultats de l’accord.

Un backlash politique

Mais voilà, 24 heures plus tard, l’accord semble très fragilisé par la colère du président macédonien, Gjorge Ivanov, qui refuse catégoriquement de ratifier le rapprochement. Dans les deux pays, les partis nationalistes se sont soulevés contre les décisions prises par les Premiers ministres. En Grèce, le président des conservateurs de la Nouvelle démocratie (ND), Kyriakos Mitsotakis, considère que le Premier ministre n’a pas la « légitimité » ni le « soutien de son propre gouvernement ».

Côté macédonien, avant un possible référendum à l’automne, les partis de droite considèrent que de trop nombreuses concessions ont été faites lors des négociations. La bonne nouvelle pour les Balkans semble devenir un nouveau motif d’affrontement.


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