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Immigration : les 28 s’accordent sur les centres contrôlés

dimanche, 1 juillet, 2018 - 14:09

Sitôt signé, l'accord inspire le scepticisme de plusieurs dirigeants qui rechignent notamment à accueillir les centres sur leur sol.

Les dirigeants des 28 pays de l’Union européenne ont signé un texte commun sur les migrations et la création de « plateformes de débarquement » lors du sommet du 29 juin dernier. Le renfort aux frontières extérieures de l’Europe sera renforcé et la coopération avec les pays tiers permettra d’endiguer en amont les flux d’arrivées dans l’UE.

Ainsi, les prérogatives de l’Agence européenne des gardes-frontières (Frontex) seront consolidées et la Commission préconise d’en faire une « véritable police des frontières », forte de 10.000 agents (contre 1300 actuellement).

Un projet encore flou

Les plateformes de débarquement seraient des centres où le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) et les offices de protection des réfugiés pourraient entendre les migrants, évaluer s’ils relèvent ou non du droit d’asile et dans l’affirmative, les faire accueillir en Europe.

L’accord ne précise pas où ces centres seraient créés, en Tunisie, au Maroc, en Albanie et sous quel régime de droit. Une alternative serait de mettre sur pied des centres fermés dans l’UE dans lesquels les migrants attendraient l’examen de leur cas. Cette idée, proposée par la France et l’Espagne, voudrait s’inspirer des « hotspots » mis en place en 2016 en Grèce et en Italie pour juguler l’arrivée des migrants sur le continent.

Mais plusieurs pays se sont déjà exprimés contre l’installation de ces centres sur leur sol. Ainsi, le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, refuse l’idée : « On n’est pas un pays qui a une frontière extérieure de l’UE. On n’est pas un pays de première arrivée, sauf si les gens sautent en parachute ». Emmanuel Macron ne veut pas non plus d’un tel centre, reprenant le même argument.

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