En décernant à l'Union Européenne le Nobel de la Paix, le comité norvégien a, au moins, réussit un coup médiatique planétaire. La surprise est totale. Mais pourquoi avoir décerné ce prix à l'UE en 2012? Questions et réponses.
A l'annonce de sa condamnation à 21 ans de prison, Anders Breivik avait le sourire. Jugé pleinement responsable des meurtres de 77 personnes, il ne fera pas appel. Le tueur d'Oslo écope de la peine maximale dans son pays. Elle peut néanmoins être prolongée tant qu'il est jugé dangereux. La perpétuité n'existe officiellement pas en en Norvège comme dans d'autres pays européens.
Amateur de pintes de bières, il est bien plus économique de passer des vacances au Sud-Est de l'Europe qu'au Nord. Les Balkans sont imbattables sur les prix qu'ils proposent, alors qu'en Scandinavie, les taxes assoment les brasseries.
La colère des Norvégiens ne faiblit pas après l’annonce en fin de semaine dernière qu’une troupe de théâtre danoise allait mettre en scène, sous forme de monologue, le manifeste haineux d’Anders Behring Breivik, le tueur d'Oslo..
Pour le politologue Jean-Yves Camus*, la tuerie de l'île d'Utoya est un acte de terrorisme d'extrême droite isolé. Mais le rejet du multiculturalisme et de l'islam a créé un climat propice à la radicalisation et au passage à l'acte.
Anders Behring Breivik, l’auteur du double attentat d’Oslo, a été membre du Parti du Progrès (FrP) de 1999 à 2006. Ce parti appartient à la nouvelle droite radicale européenne: décomplexée, rompant avec les symboles, les rites et le langage de l'extrême-droite traditionnelle, elle attire de plus en plus de jeunes. Ces partis sont-ils pour autant moins dangereux? Tour d'Europe des nouveaux populismes.