Dans l'indifférence quasi générale, 2013 a été déclarée "année européenne des citoyens". Alors même que le divorce des Européens avec les institutions bruxelloises n'a jamais été aussi tangible, cette initiative parait bien vaine.
Entre amour et répulsion, les dirigeants européens ne parlent décidément pas la même langue européenne. Si François Hollande veut "sortir l'Europe de sa langueur", Angela Merkel veut en "assurer la prospérité". Florilège des déclarations de nos leaders européens.
Des apiculteurs ont crié hier "vive l'Europe". Un fait suffisamment marquant qui intervient à la veille d'une immense révolution pour la zone euro. Billet.
Pour Hubert Védrine, l'Europe ne peut pas devenir fédérale."Le saut fédéral ne veut rien dire" estime l'ancien ministre des Affaires étrangères interrogé par le site spécialisé Euractiv.fr.
Bernard Barthalay, président de Puissance Europe, lui répond en dénonçant une "entreprise de désenchantement de l’Europe".
Pour sauver les aides européennes à l'agriculture française qui ne profitent qu'à une minorité d'agriculteurs privilégiés, François Hollande a sacrifié les mesures pour la croissance, l'emploi et l'investissement dans les secteurs d'avenir.
Dans son rapport stratégique qui sera publié à l'automne, le National Intelligence Council, proche de la CIA, estime que d'ici une vingtaine d'années, il n’y a plus que deux puissances mondiales, les Etats-Unis et la Chine. Seule une Europe unie et fédérée peut encore faire mentir cette analyse, estime Bernard Barthalay.
Le sauvetage à 100 milliards d'euros de l'Espagne laisse les chroniqueurs américains du New Yorker, du New York Times et du Wall Street Journal perplexes. Certains estiment que c'est une fuite en avant. D'autres veulent croire que le Vieux continent va finir par surmonter la crise. Regards croisés sur l’Europe, son économie, et sa politique.
Hier à Barcelone, lors de la grève générale du jeudi 29 mars contre l'austérité, les affrontements entre Mossos d’Esquadra et Black Blocs étaient particulièrement violents. Bon nombre de Catalans semblent s'être lassés d'un an d'indignation pacifique mais sans grands résultats. Notre correspondant était au cœur des événements.
Un collectif d'entrepreneurs, chercheurs et citoyens, propose aux candidats à l’élection présidentielle de signer un "Pacte Numérique" pour que la France rattrappe son retard dans ce secteur. A la clé, des milliers d'emplois et un gain important de croissance. Myeurop soutient et publie cet appel.
Certaines "vestes" peuvent aider à tailler un costume présidentiel… En refusant de rencontrer François Hollande pour éviter de lui donner un coup de pouce dans sa quête élyséenne, Angela Merkel risque de lui offrir sur un plateau quelques points supplémentaires.
Le nouveau premier ministre roumain, Mihai Razvan Ungureanu, a obtenu ce matin la confiance du Parlement. Celui qui était jusque-là responsable des services de renseignements extérieurs du pays, maintiendra une politique d'austérité avec pour objectif l'adoption de l'euro en 2015. Analyse de la situation politique dans ce pays par une contributrice roumaine de Myeurop.
A Davos, la chancelière allemande a réaffirmé sa vision d'une Europe fédérale. En France, les candidats à la présidentielle ne s'intéressent guère à l'avenir de l'Union.
La frontière entre réel et virtuel s'estompe. Des entreprises en jouent et tentent d'en tirer profit. KLM offre de choisir son compagnon de voyage, une chaîne d'ameublement réserve ses parkings à ses fans Facebook... Que deviennent la tolérance et la diversité dans un monde formaté par nos contacts sur les médias sociaux ?
Entre une Allemagne confite en orthodoxie monétaire et une France obsédée par sa souveraineté, les compromis sont forcément minimalistes. Pour favoriser un sursaut européen, d'autres partenariats sont souhaitables.
Même les partisans de "plus d'Europe" ont du mal à accepter que leur pays transfère à l'Europe une partie de leur souveraineté. On peut les comprendre car l'Europe n'est pas démocratique. Une solution ? Elargir la souveraineté de tous (les pays) à tous (l'Europe).
Billet d'humeur de notre correspondante à Athènes, Effy Tselikas, sur la couverture de l'actualité grecque depuis le début de la descente aux enfers de son pays. La "crise grecque" fait la Une, mais l'emballement médiatique ne fait qu'amplifier les stéréotypes et autres poncifs sur la Grèce, accusée de tous les maux. Une information formatée pour des directs permanents standardisés.
"Voulez-vous que l'on vous pende ?" s'apprête-t-on à demander aux Grecs. C'est avant de les condamner à une austérité insupportable qu'on aurait du les consulter. L'Europe continue de marcher sur la tête.
La réforme des institutions européennes n'est pas au programme du plan de sauvetage de l'euro annoncé pour mercredi. Quelque soit le nombre de milliards mobilisés, cette absence d'Europe politique ne permet pas de mettre fin à la crise, estime Bernard Barthalay, président de "Puissance Europe".
Engluée dans sa crise de la dette, incapable de surmonter les égoïsmes nationaux et de sauver le soldat grec, menacé de crise systémique, le Vieux Continent en est réduit à accepter l'aumône des nouveaux dragons de l'économie mondiale, Chine et Inde en tête. Un pied de nez de l'Histoire, reflet de la nouvelle donne économique mondiale et du déclin européen.
En Allemagne, le scepticisme est de mise concernant la version officielle du 11 septembre. Même une personnalité d'envergure comme Andreas Von Bulow, que nous avons interrogé, suggère que le gouvernement Bush pourrait être derrière ces attentats.
Rassurer, encore une fois. Une fois pour toute, sauver la zone euro ? La France et l’Allemagne sont parvenues à un accord sur un nouveau plan de sauvetage de la Grèce avant un sommet crucial pour l’avenir de l’Europe. Mais son contenu, qui reste mystérieux, ne devrait permettre que de parer au plus pressé. Échec interdit, mais pour combien de temps ?
En pleine Coupe du Monde de Football Féminin, les préjugés sont encore bien présents à l’encontre de ces athlètes féminines de haut niveau à qui l'on impose des humiliants "tests de féminité"!
Toujours plus d’économies, toujours moins de protections sociales. Les recommandations de la Commission européenne aux pays de l'Union sur les mesures à prendre pour stimuler la croissance sont encore les mêmes. Sourde aux grondements sociaux, elle ne fait qu'entretenir l'euroscepticisme.
Les dirigeants européens paient le prix des plans de rigueur et multiplient les revers électoraux. Mais les victoires de leurs adversaires sont en trompe-l'oeil : les électeurs désertent les urnes, comme hier au Portugal. Certains cèdent aux sirènes populistes, d'autres sont vraiment indignés et veulent une démocratie plus réelle.
Jean-Claude Junker propose la création d'une agence internationale chargée de la privatisation des entreprises publiques grecques. Un véritable déni de démocratie à l'encontre d'Athènes qui ne peut qu'attiser le ressentiment des Grecs à l'encontre de l'Union européenne.
Eurodéputée socialiste française du Sud-Est, Sylvie Guillaume réagit au sommet entre Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy qui s'est tenu hier à Rome. Elle dénonce une réunion "grotesque" et un refus de "bâtir des solutions européennes" de deux dirigeants aux accents populistes.
Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy se sont rabibochés sur le dos de la libre circulation en Europe. Ils souhaitent une ouverture des frontières en pointillés. En cas d'afflux d'immigrants, elles pourront être fermées. Un principe fondateur de l'Union européenne est ainsi remis en cause.
De la Révolution de Jasmin à la remise en cause de Schengen, chronologie interactive d'une phobie européenne.
L'article de myeurop sur le programme économique du Front National a suscité un débat virulent et passionné. Nous envisageons de le prolonger dans les prochaines semaines avec la participation d'internautes par une réflexion sur les dégâts de la mondialisation.
La France et l'Italie se sont mis d'accord pour ne pas régler le contentieux qui les oppose sur le sort des 28 500 migrants de Lampedusa. Dans l'immédiat, le ministre de l'Intérieur va pouvoir se consacrer à sa nouvelle marotte: la lutte contre l'immigration légale, pour tenter de séduire les électeurs du FN. Quant aux chiffres, il s'en arrange.
En pervertissant la démocratie de son pays en utilisant une majorité de députés aux ordres pour tenter de changer la loi afin d'éviter, pour la dixième fois, le glaive de la Justice, Silvio Berlusconi ridiculise son pays sur la scène internationale et par ricochet, le modèle démocratique européen. Basta!