C’est le chiffre de ce mercredi 15 mai : avec un recul de -0,2% de PIB pour le deuxième trimestre consécutif, la France entre officiellement en récession.
L’Espagne s’est lancée dans la décroissance… démographique. Pour la première fois depuis 1857, un recensement enregistre à une diminution de sa population. La raison? Alors que l’accroissement naturel est proche de zéro, la conjoncture économique fait maintenant fuir les étrangers: Equatoriens, Colombiens et Roumains s'en vont ailleurs.
La revue médicale britannique The Lancet dresse le bilan des conséquences de la crise économique sur la santé des Européens. Elles sont dramatiques. Outre la hausse des suicides, la réduction des dépenses de santé de de la prévention a engendré la réapparition de maladies comme la malaria et une brutale augmentation des infections par le VIH .
Emportée par la tourmente grecque, les banques chypriotes ont ruiné l'économie de leur pays. Chypre fait naufrage et place tous ses espoirs dans un plan d'aide européen. Mais l'UE impose ses conditions. Un audit sur le blanchiment des capitaux, souvent d'origine russe, investis dans l'île et une privatisation des fleurons de l'économie. La réunification de l'île passe, elle, au second plan.
Le "Mouvement 5 étoiles" du comique italien Beppe Grillo pourrait obtenir jusquà 25% des suffrages selon un sondage secret Gallup aux législatives de dimanche et lundi prochains. Avec un tel score l'Italie risque d'être de nouveau ingouvernable. Cela replongerait la péninsule dans l'instabilité politique et réduirait rapidement à néant les efforts demandés aux Italiens par Mario Monti pour sauver le pays.
Les retards de paiement, cancer des entreprises financièrement fragiles, restent trop importants en France comparés, notamment, à l’Allemagne. Alors que 42% des entreprises européennes respectent les délais fixés, elles ne sont en France qu'un tiers à être de "bons payeurs". En Espagne, Italie et Portugal, c’est encore pire.
François Hollande comme Angela Merkel et les marchés financiers souhaitent que Mario Monti rempile à la tête du gouvernement italien. Face à la gauche, "Super Mario" a un atout maître: comme De Gaulle en 1958, il se veut et il est considéré comme le recours pour sauver le pays.
Les statistiques européennes sur la pauvreté recèlent un certain nombre de surprises. La crise n'a pas fortement aggravé le phénomène et le lien entre taux de chômage et grande pauvreté est loin d'être automatique. Un seul pays a vraiment fait reculer la misère: la Pologne.
En Espagne, la croissance n'est plus là pour camoufler les ségrégations du marché du travail, notamment le sexisme. Une discrimination à l'emploi qui condamne de nombreuses femmes à la précarité et aux bas salaires.
Contrastant avec l’image d’Epinal d’un pays où il fait bon vivre, les répercussions de la crise européenne frappent les catégories sociales les plus faibles. L’économie des Pays-Bas ralentit plus vite que les prévisions les plus pessimistes. Et le moral des Néerlandais est au plus bas. Dans ce contexte le nouveau gouvernement ne bénéficiera d'aucun état de grâce.
Les Européens sont de plus en plus gros. En Bavière, un député propose un double régime minceur: les kilos perdus permettraient un allègement des cotisations maladie. Plus grave: le surpoids engendre une baisse du niveau scolaire. En Grèce 45%des enfants et adolescents sont concernés.
Mario Monti se verrait bien rester au pouvoir après les élection du printemps prochain. Berlusconi se rangerait à ses cotés face à la gauche. Cette "combinazione" n'est pas du goût de la gauche et du mouvement antisystème "5 étoiles".
La tempête commence à s’approcher dangereusement de l’îlot de prospérité allemand. Chaque jour ou presque, une mauvaise nouvelle économique semble annoncer la fin des beaux jours.
Tandis qu'on pensait le secteur du tourisme fortement impacté par la crise, on découvre que les Européens, dans l'ensemble, voyagent toujours autant. Même s'ils vont moins loin.
Le climat préélectoral en Grèce est délétère. Les chaines de télévision prédisent le déluge si les Grecs votent pour les partis favorables à la renégociation du plan de rigueur. Et les appels à "bien voter" pour éviter le pire de la France et de l'Allemagne n'arrangent rien.
L'Allemagne a récemment mis fin au chômage partiel subventionné alors que la France découvre tardivement son efficacité pour sauver des emplois. Lors du débat d'hier soir, François Hollande a souligné le retard de la France et Nicolas Sarkozy a mis en avant le financement de "180 millions d'heures de chômage partiel". Extraits et analyse.
L'augmentation brutale de 11% du prix du métro à Madrid à partir du 1er mai engendre de nombreuses actions collectives de désobéissance civile. Ce matin le mouvement Toma el Metro! a bloqué les rames en actionnant le freinage d'urgence. Cette action n'est pas la première et certainement pas la dernière.
L'Eglise en Italie est un employeur important et pourrait créer de nombreux postes en ces temps de chômage généralisé. Mais, problème, elle affirme être désargentée et ne veut pas augmenter ou signer un contrat de travail à ses sacristains, provoquant une révolte de ses employés.
Renégocier l’aide internationale au Portugal ? La question se pose après qu'un off entre des ministres portugais et allemands a été rendu publique. Si le gouvernement portugais nie toute intention de renégocier les 78 milliards d’euros alloués par l’aide internationale, l’asphyxie gagne au Portugal. Et la méfiance envers l’Allemagne aussi.
Au lendemain d'une journée de manifestations contre le vote de nouvelles mesures d'austérité par le Parlement, les dirigeants grecs ont annoncé la tenue d'élections législatives anticipées en avril. Retour en images sur les évènements qui ont agité la capitale jusque tard dans la nuit.
A l'exception de la Pologne, les pays d’Europe de l’Est sont victimes de la crise de la zone euro. La BERD et le FMI se mobilisent pour éviter un assèchement total du crédit et une déroute économique généralisée. Au détriment des pays arabes.
La recherche scientifique, notamment médicale, est mise à la diète budgétaire par le nouveau gouvernement espagnol. Pour faire face, la mère de Paula, diabétique, collecte des fonds pour sauver des postes de chercheurs. Silvia, hier licenciée, est ainsi de retour dans son labo.
C'est confirmé, l'Allemagne ne connait plus la crise. Après 3,7% en 2010, la croissance outre-Rhin est restée forte en 2011, avec une hausse de 3% de son PIB, selon l'estimation du très sérieux institut de conjoncture économique Destatis.