Le plan d'aide européen de 130 milliards d'euros arrive bien trop tard pour des Grecs en plein désarroi. Le rêve de l'enrichissement général sponsorisé par Bruxelles a tourné au cauchemar. Retrospective et bilan de cinq années de descente aux enfers de la crise.
Tout allait si bien pour Aspasia, avocate. Un bel appartement dans un quartier chic d'Athènes, des enfants dans une école privée, un mari entrepreneur… Aujourd'hui sans revenus, elle vit chichement, touchée de plein fouet par la déroute économique de son pays. Portrait.
Au lendemain des violentes manifestations d'Athènes, des Grecs vivant à Paris témoignent de leur inquiétude. Certains veulent croire à un renouveau de la Grèce débarrassée d'une classe politique discréditée. D'autres souffrent pour leur pays humilié. Verbatim.
Après avoir fait voter le nouveau plan de rigueur, les jours du gouvernement grec sont comptés. Des élections anticipées auront lieu en avril. Cela suffira-t-il à calmer la colère des Grecs ? Sans doute pas, mais cela devrait au moins permettre de temporiser et d'éviter dans l'immédiat une explosion sociale généralisée.
Le réalisateur grec Théo Angelopoulos, Palme d'Or en 1998, est décédé mardi à Athènes alors qu'il tournait L'autre mer, un film sur la crise grecque. L'avenir de son pays et de l'Europe était, pour lui, bien sombre.
Les soldes viennent de commencer à Athènes. Mais les importants rabais ne suffisent pas. Les boutiques restent vides et nombreux sont les commerçants qui espèrent en profiter pour liquider une partie de leurs stocks avant de fermer boutique.
Après avoir obtenu la confiance pour négocier la formation d'un gouvernement de coalition dont il ne fera pas partie, Georges Papandréou a contraint l'opposition à revenir sur son refus d'y participer. C'est le troisième chef de gouvernement socialiste en Europe à être victime de la crise. Avant le très conservateur Berluconi, mardi prochain?
"C'est trop tard, il fallait demander notre avis avant" affirment les Grecs en réponse à la proposition de referendum sur le plan de sauvetage européen. Ceci d'autant plus que le chantage de George Papandreou qui menace le pays d'une "guerre civile" apparait comme une ultime humiliation.
Alors l'Europe, sauvée? C'est ce que pensent les marchés à en croire l'envolée des principales places financières européennes au lendemain du marathon nocturne de Bruxelles. Les dirigeants ont beaucoup promis. Reste à mobiliser rapidement 1000 milliards. Un plan ad hoc ?
Michalis et un jeune travailleur grec, père d'un enfant. Avec un diplôme d'ingénieur et 800 euros par mois, il est bien conscient d'être un "privilégié" de la société grecque. Loin de la misère, mais tout près de la désespérance. Avec son fils Dimitri, il manifeste son ras-le-bol au côté des Indignés.
"Je te tiens, tu me tiens par la barbichette". Les dirigeants de la zone euro ne peuvent rien faire dans l'immédiat si ce n'est mettre toujours plus la pression sur la Grèce. Objectif : gagner du temps avant un vote décisif, en Allemagne, le 29 septembre. En attendant l'Italie de Berlusconi est, à son tour, dégradée.
Angela Merkel a finalement choisi de sauver le Grèce, alors que de nombreuses voix suggéraient d’abandonner le maillon faible de la zone euro. Explications d’une décision cruciale au faîte de la crise européenne.
Le sort de l'euro est dans les mains de l'Allemagne. Angela Merkel joue un jeu serré. Elle pourrait sacrifier le pion grec pour mettre en échec ceux qui dans ses rangs sont toujours hostiles à une aide européenne accrue aux pays les plus endettés. Stratégie de la dernière chance ou coup de bluff ?
Le feuilleton ne passionne pas, mais pourrait bien se retrouver très vite en prime time: "Crise grecque, saison 3". Le plan de sauvetage décidé par les européens fin juillet n'a toujours pas été mis en place. Son efficacité sera de toute façon limitée et la dette grecque est désormais "hors de contrôle".
Près d’un ménage français sur huit vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 954 euros de revenus par mois. Un niveau alarmant, mais inférieur à celui de la plupart des autres pays européens grâce à l’importance des transferts sociaux.
A l’heure où les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne sont au chevet de la Grèce, la Lettonie, en état de quasi faillite il y a deux ans, semble tirée d'affaire. La stratégie d’assainissement des dépenses publiques a porté ses fruits. Mais les Lettons en payent le prix fort.
Les députés grecs doivent voter aujourd'hui sur la mise en œuvre du plan d'austérité et de privatisations qu'ils ont adopté hier. Après de nouveaux heurts ponctuels à l'aube, le calme semblait revenu dans le centre d'Athènes dévasté la veille par les violents affrontements.
Le gouvernement de Georges Papandreou a obtenu la confiance du Parlement, première étape avant le vote du plan d'austérité et le déblocage d'un nouveau prêt de l'UE et du FMI. Une course contre la montre est engagée, mais le plus dur est sans doute à venir. Retour sur les enjeux de la crise grecque, les solutions proposées et le calendrier des évènements.
L'Europe peine à mettre en place un 2ème plan de sauvetage pour la Grèce, au bord du gouffre. Un prêt d'une centaine de milliards d'euros pourrait être accordé. De quoi tenir un an ou deux. Et si l'UE rachetait toute la dette grecque? C'est possible.
Des dizaines de milliers de manifestants dans les rues d'Athènes contre l'austérité et les privatisations. Notre correspondante était dans le cortège où se mélaient les indignés et les syndicalistes. Elle nous livre ses premières impressions. Au même moment, un nouveau plan d'austérité était en discussion au Parlement.
Pour Norbert Gaillard*, consultant à la Banque mondiale, seule une européanisation de sa dette peut encore sauver la Grèce, aujourd'hui en grève générale, du défaut de paiement. Il nous révèle également la faiblesse des moyens mis en œuvre par les agences de notation omnipotentes. Un seul analyste décide de l'avenir d'un pays!
Depuis la grande manifestation de dimanche, les Athéniens sont de plus en plus nombreux place Syntagma. En attendant la grève générale dans une semaine, les Grecs vident leurs comptes en banque. Dans un contexte très tendu, les responsables politiques sont systématiquement et violemment expulsés des réunions publiques.
Portés par le Movimiento 15-M, les Grecs se mobilisent. Hier soir, ils sont venus gonfler les rangs des manifestations citoyennes européennes lancées par l'Espagne. La Grèce a été la première à demander l'aide de l'Union Européenne pour éviter la faillite et les citoyens en payent aujourd'hui durement les frais.
Au lendemain de la grève générale, notre correspondante à Athènes nous décrit un pays en pleine dépression. Le meurtre sordide d'un Athénien et les ratonnades dans les rues de la capitale témoignent d'une faillite économique et sociale.
La Grèce, financièrement dans l'impasse, négocie avec ses partenaires européens un nouveau plan d'aide. Avec en toile de fond, de pesants non-dits: sans ce nouveau soutien, Athènes ne pourra pas rembourser une partie de ses dettes ou sera contrainte d'abandonner l'euro.
Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal est contraint de passer sous les fourches caudines de l'aide européenne. Elle sera conditionnée à un nouveau plan de rigueur. Pire que le FMI ?
Les grèves générales contre la cure d'austérité imposée par le gouvernement socialiste pour répondre aux exigences de l'UE, de la BCE et du FMI, se multiplient en Grèce. La dernière en date, cette semaine, a été particulièrement violente. Mais face à une misère grandissante et des syndicats incapables de répondre à la colère, cette violence va s'amplifier, estime la correspondante de MyEurop à Athènes.
Le Président français Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel souhaitent l'adoption d'un "pacte de compétitivité" pour les pays de la zone euro. Reste à les convaincre. Quant à la Commission et au Parlement européens, ils sont considérés par le couple franco-allemand comme quantité négligeable.
L’Estonie a adopté la monnaie unique au 1er janvier. Tout en étant le pays le plus pauvre de la zone, il en est aussi le plus respectueux des critères budgétaires de Maastricht.
La Grèce s’est arrêtée une nouvelle fois de fonctionner aujourd'hui, la septième depuis le début de l’année. Les Grecs protestent contre les nouvelles mesures d'austérité décidées par le gouvernement qui touchent plus particulièrement les salariés.
Le Port Talbot Magnet, gazette locale en ligne de la ville du sud galloise de Port Talbot, propose un nouveau moyen de soutenir la presse locale: gr...