En 2011, les Européens ont beaucoup parlé du Printemps arabe et de ses conquêtes pour les droits de l'homme. Oui mais, note l'ONG Human Rights Watch, l'Europe ferait mieux de balayer devant sa porte. L'année dernière, c'est chez elle qu'ils ont reculé.Etat des lieux de l'autre crise européenne.
Le soutien de l'ONU et du Conseil de l'Europe n'y aura rien fait : sauvé de justesse il y a un mois, le camp de bohémiens de Dale Farm a été évacué mercredi 19 octobre, dix ans après les premières plaintes des autorités locales. Reportage à Basildon, à l’est de Londres.
Depuis le 1er septembre, le gouvernement nationaliste de Viktor Orbán oblige un millier de bénéficiaires d’allocations chômage, en majorité des Roms, à travailler sur des chantiers publics. A terme, ce dispositif est censé toucher 300 000 personnes. Sandor Szöke, à la tête du "Mouvement des droits civiques hongrois", s'est rendu sur le site de Gyönggyöspata: il décrit des conditions de travail indignes, l'absurdité de ces chantiers et l'absence de réaction de la population.
Le soutien de l'ONU et du Conseil de l'Europe n'y fera rien : sauvé de justesse lundi, le camp de bohémiens de Dale Farm sera sans doute détruit en fin de semaine, dix ans après les premières plaintes des autorités locales. Reportage à Basildon, à l’est de Londres.
Depuis que la Bulgarie et la Roumanie sont entrées dans l’Union Européenne en 2007, de plus en plus de Roms émigrent vers la capitale allemande. Et pour aider à leur intégration, à Berlin, des enfants peuvent suivre des cours d'allemand en été. Reportage.
Le gouvernement hongrois veut remettre les allocataires de prestations sociales au travail. Des policiers pourraient surveiller ces salariés regroupés dans des camps et affectés à de gros projets d’infrastructure. Principale cible de ce programme : les Roms dont le taux de chômage avoisine les 50 %.
Les milices d'extrême droite hongroises patrouillent dans des villages rom et font régner la terreur. Le Parlement hongrois vient de voter une loi pour criminaliser cette "délinquance en uniforme". Le parti nationaliste utra-conservateur du Premier ministre Viktor Orban n'est pourtant pas étranger à cette stigmatisation des Roms.
La plupart des enfants Roms de République tchèque étudient encore dans des écoles à part, qui ne mènent à rien. Le système scolaire classique n'est pas adapté et les alternatives trop rares. Reportage.
Alors que la capitale italienne se prépare à recevoir un grand afflux de pèlerins venant assister à la béatification de feu le pape Jean Paul II le 1er mai prochain, les démantèlements des camps Roms continuent. Une centaine d'entre eux avaient trouvé refuge dans une basilique sainte du Vatican.
DJ sans frontières, Click explore depuis des années les musiques des Balkans. Sorte de "Latcho Drom électro-musical", son nouvel album, Click Here, Delhi to Sevilla, retrace la route (et la richesse) des cultures roms. Retour sur expérience.
Johnny Depp dit que "leur manière d’aborder l’existence est un modèle : en dépit du racisme anti-gitan, leur musique continue d’exprimer la joie la plus intense ; ils ont ce don de te faire sentir vivant". Révélé en 1992 par le film Latcho Drom de Tony Gatlif, boudé en Roumanie, le Taraf de Haïdouks est un des combos tsiganes les plus actifs autour du globe. Décryptage avec Ionitsa, son accordéoniste.
Issus de deux villages tsiganes réputés pour la qualité de leurs musiciens, les Roumains de Mahala Rai Banda enflamment depuis quelques années les dancefloors européens. L’occasion de secouer les clichés sur leur communauté.
La quatrième édition du festival international de cinéma fondé par Emir Kusturica à Küstendorf, au centre de la Serbie, s’est achevée hier. Retour sur événement et interview du réalisateur.
Cette fois-ci, c'est officiel : la France et l'Allemagne ne veulent pas de la libre circulation des Roumains et des Bulgares dans l'espace Schengen pourtant prévue au printemps 2011. A Bucarest et à Sofia, ce camouflet passe très mal.
La stigmatisation des Roms initiée en France fait débat en Suisse, et école en Italie où la Ligue du Nord dénonce une minorité coupable "d’enlèvement de mineurs, de vols et de mendicité".
La Commission européenne suspend la procédure d'infraction entamée contre la France à la suite des expulsions de Roms. Paris s’est engagé à modifier sa législation pour respecter le droit européen.
L’Eurodéputée UMP Marie-Thérèse Sánchez-Schmidt a visité aujourd’hui des campements de roumains en Catalogne. Le Parti Populaire catalan (opposition conservatrice) a médiatisé cette visite pour reprendre à son compte la stigmatisation des Roms initiée par le gouvernement de Sarkozy.
La guerre des mots fait rage entre la commissaire luxembourgeoise Viviane Reding et le président français. Ce dernier incite le Grand Duché à accueillir des Roms. Mais sait-il que ce petits pays accueille en proportion beaucoup plus d’étrangers « exotiques » (hors UE) que la France ?
« Une honte ! » s’est exclamée mardi la Commissaire européenne à la justice à propos de la circulaire du gouvernement français ciblant les Roms pour les expulsions. Viviane Reding va demander l’ouverture d’une procédure d’infraction contre Paris pour violation du droit européen. Les 27 commissaires devront s’entendre sur une « mise en demeure » qui pourrait déboucher sur des sanctions.
Dans une résolution adoptée jeudi, le Parlement européen presse la France de « suspendre sur le champ » les expulsions de Roms. Depuis la condamnation, il y a dix ans, de l’Autriche qui avait fait entrer l’extrême droite au gouvernement, jamais la politique d’un pays membre n’avait été aussi explicitement désavouée à Strasbourg. Mais Paris s’en lave les mains…
Arroseur arrosé, la France est stigmatisée en Europe et ailleurs pour avoir fait de même en expulsant à répétition des Roms manu militari. Ses voisins ne font pourtant pas beaucoup mieux. Mais généralement plus discrètement.
Le Port Talbot Magnet, gazette locale en ligne de la ville du sud galloise de Port Talbot, propose un nouveau moyen de soutenir la presse locale: gr...