Suite à la polémique créée par une vidéo de la Commission européenne jugée xénophobe, Myeurop a demandé à avoir accès à tous les documents concernant sa production. Cette demande légitime et légale s'est finalement heurtée à un refus catégorique. La transparence n'est toujours pas à l'ordre du jour à Bruxelles.
Le parti nationaliste flamand Vlaams Belang a lancé aujourd'hui un site internet sur lequel les citoyens belges peuvent dénoncer les personnes en situation d'irrégularité. Une remise au goût du jour de la délation qui rappelle les pratiques du nazisme pour le Centre pour l'égalité des chances.
Le système de "chèques emploi service" version belge engendre une discrimination ethnique des employés. Certaines entreprises de travail à domicile demandent à leurs clients si elles n'ont pas d'aversion envers les étranger(e)s. La télévision flamande les a pris en flagrant délit de racisme avéré.
Scandale aux Pays-Bas. Le parti du populiste Geert Wilders vient de lancer un site web sur lequel les Néerlandais sont invités à dénoncer les étrangers, d'Europe centrale et Orientale. Le hic ? 14.000 contributions le premier jour, et un premier ministre qui ne condamne pas cet accès de racisme. Viviane Reding, la commissaire européenne aux droits fondamentaux a, elle, vivement condamné un site "totalement contraire" aux principes de l'UE.
Le Danemark veut rétablir "au plus vite" des contrôles à ses frontières intra-européennes avec l’Allemagne et la Suède. Au moment où les Accords de Schengen sont attaqués de toutes parts, cette décision souligne l'importance de l'extrême-droite dans le pays et la fragilité des acquis européens.
Le parti populaire catalan vient de retirer en catastrophe de son site internet un jeu ayant pour héroïne sa candidate aux prochaines élections à la suite d'une erreur de script. Sa mission: éliminer les indépendantistes et les immigrés.
Dans plusieurs pays européens, les populistes en tous genres font de l’islam un repoussoir commun facile à invoquer pour cristalliser toutes les phobies et les peurs. Et gagner des voix…
Répondant indirectement aux provocations anti-immigrés de Thilo Sarrazin, membre du directoire de la Bundesbank qui vient d’être contraint à la démission, le gouvernement allemand veut favoriser leur intégration. Car l’Allemagne a un besoin criant de main d’œuvre étrangère pour faire face au redémarrage en fanfare de son industrie et pour financer les retraites d’une population déclinante et vieillissante. Ceci alors que la xénophobie gagne du terrain.