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Wikileaks: Julian Assange plaide l’innocence

lundi, 7 février, 2011 - 23:54

Malgré la pression, Julian Assange est apparu déterminé et volontaire pendant la première journée de son procès. Il compte bien se défendre jusqu’au bout. 

Le co-fondateur de Wikileaks, responsable, notamment, de la diffusion de milliers de télégrammes diplomatiques américains, est arrivé tendu à Cour de justice de Bellmarsh en banlieue de Londres, pour le premier des deux jours de son procès, qui s’achève probablement aujourd'hui.

La Suède réclame son extradition pour pouvoir l’interroger à propos de deux accusations de "viols mineurs" à son encontre.

Mis en cage

Plus d’un mois et demi après sa libération sous caution et son assignation à résidence, Julian Assange paraît un peu perdu et intimidé dans la cage de verre où il a été cloitré, tel un dangereux délinquant.

Sans doute habitué à ce type de réaction, les deux officiers de garde de la salle d'audience de la troisième chambre devant laquelle il a été assigné, tentent de le rassurer en lui expliquant que cette cage transparente est là en permanence et que la procédure est tout à fait normale.

Dans son costume bleu marine, sa chemise blanche et sa cravate mauve et bleu, l’homme le plus médiatique de l’année 2010 se déride alors. Son visage fermé et son regard fuyant laissent la place à une attitude déterminée, plus en rapport avec l’image publique du personnage.

Concentré et un stylo à la main, il réagit peu à peu aux débats en cours. Il inscrit ses remarques sur des bouts de papiers et les passe à ses avocats à travers les ouvertures de la cage.

"La boîte noire" de l'accusation "est vide"

S’il paraissait un peu miné moralement lors d'une rencontre récente devant le commissariat où la justice l’oblige à pointer quotidiennement, il a visiblement repris du poil de la bête.

L’humeur dans son camp s’avère d’ailleurs plutôt joyeuse. Dans la galerie insonorisée destinée au public, les rires succèdent aux moqueries suite aux échanges secs entre le principal témoin amené par la défense, une juge suédoise à la retraite, et Madame le procureur, une anglaise représentant l'accusation suédoise.

A la fin de l’audience, qui aura duré cinq heures, ses partisans semblent confiants. Julian Assange aussi. Il confirme peu après sa détermination :

Lors des cinq mois et demi passés, une boîte noire a été placée sur ma vie, sur laquelle il a été écrit "viol". Cette boîte a maintenant été ouverte, grâce à un procès public. J’espère que demain nous verrons que cette boîte est vide et qu’elle n’a rien à voir avec le mot inscrit dessus".

Réponse probable aujourd'hui.
 




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