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Une fin d’année difficile pour la zone euro

samedi, 15 décembre, 2018 - 14:50

Le ralentissement de l'économie se généralise à travers l'Europe, touchant désormais des pays habituellement en pleine croissance.

Le secteur privé de la zone euro termine l’année 2018 sur une note faible et la croissance de l’activité est tombée à son plus bas niveau depuis 2014. Les nouvelles commandes souffrent notamment des tensions commerciales et du conflit social en France. L’indice PMI “flash” composite pour la zone euro, qui regroupe le secteur manufacturier et celui des services, est revenu à 51,3, après s’être maintenu à 52,7 en novembre. Il est inférieur à l’estimation la plus pessimiste du consensus Reuters.

La croissance de l’activité dans le secteur privé allemand est tombée en décembre, là aussi depuis quatre ans. En France, elle s’est contractée en décembre pour la première fois depuis deux ans et demi, pénalisée par le mouvement des “gilets jaunes”.

En Suède aussi

Signe des temps, ce ralentissement européen n’épargne pas les pays comme la Suède, qui écoule les trois quarts de ses exportations sur le continent. Après neuf trimestres consécutifs de hausse, le PIB suédois a reculé de 0,2% au troisième trimestre. Le ralentissement est surtout le fait d’un ajustement. Une nouvelle législation a durci les bonus-malus écologiques sur l’achat des voitures neuves. Les Suédois se sont empressés de faire leurs achats en juin, ce qui a été néfaste pour les trois mois suivants.

Mais le secteur immobilier est aussi une des raisons du mauvais chiffre du PIB. Le nombre des chantiers a baissé de 20% depuis le début de l’année alors que la pénurie de logements sévit toujours, surtout dans les grandes villes. Le prix de la pierre s’est stabilisé après une très forte hausse depuis une décennie. Selon Andreas Bergqvist, analyste banquier : “Depuis plusieurs années, l’essor du BTP a tiré l’économie vers le haut, mais ce n’était pas durable à ce rythme”.


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