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Le “troisième genre” est autorisé en Allemagne

vendredi, 4 janvier, 2019 - 16:20

Selon les statistiques des Nations Unies, entre 0,05% et 1,7% de la population mondiale est intersexe.

Un projet de loi pour reconnaître le “troisième genre” était discuté depuis le mois d’août 2018, une première en Europe. C’est désormais officiel depuis le 1er janvier : les personnes intersexes qui ne s’identifient pas comme des hommes ou des femmes pourront avoir la mention “divers” sur tous leurs documents officiels.

D’autres pays ont récemment approuvé des lois afin de reconnaître les personnes intersexes, mais jamais un pays européen n’était allé aussi loin sur cette question. Le gouvernement de grande coalition entre les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux démocrates appliquent ainsi une décision de la Cour constitutionnelle de 2017.

La France en retard

L’Autriche, Malte ou les Pays-Bas se sont aussi engagés sur la voix d’une reconnaissance d’un troisième genre, mais la France accuse un retard sur ces questions sociétales : tout individu doit être rattaché dans les cinq jours suivants la naissance à l’un des deux sexes masculin ou féminin. La Cour de cassation a rejeté en 2017 la reconnaissance d’un sexe “neutre”.

De plus, en Allemagne, les personnes concernées n’auront pas besoin d’un certificat médical pour s’enregistrer. “Personne ne doit être discriminé en raison de son identité sexuelle” avait déclaré la ministre de la justice social-démocrate Katarina Barley (SPD), jugeant que cette modernisation de l’état civil aurait du avoir eu lieu depuis longtemps déjà.


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