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La violence urbaine affecte Londres

samedi, 19 janvier, 2019 - 18:26

La fréquentation du métro londonien et des transports publics ne cesse de progresser et les actes de violence sont souvent le résultat d'une surveillance de plus en plus difficile à garantir.

Le Royaume-Uni a vu une progression inquiétante d’attaques “acides” (certaines substances corrosives) depuis le début de la décennie et Londres est la ville la plus touchée par ce phénomène à travers le monde. Cette violence urbaine est surtout la conséquence de règlements de compte entre gangs. Elle concerne surtout des hommes alors que dans d’autres pays, comme en Inde, les victimes sont à 80% féminines.

Les criminologues attribuent cet usage à un contrôle législatif moins sévère que celui des armes blanches, mais les traumatismes pour les victimes sont importants. Chaque semaine, une quinzaine d’attaques sont ainsi perpétrées, parfois du fait de d’adolescents âgés de moins de dix ans.

Le tube est aussi concerné

Hormis ces attaques choquantes, le métro londonien a vu une augmentation de 43% des actes de violence durant les trois dernières années, probablement motivées par l’importance du trafic. British Transport Police (BTP) a recensé 2838 incidents entre novembre 2017 et septembre 2018.

Robin Smith, un représentant de BTP, rappelle que “Londres possède un des plus grands systèmes de transport au monde et les risques d’être victime de violence restent incroyablement bas, avec moins de 10 incidents pour chaque million de trajets entrepris”. Le flegme britannique existe toujours.

Cette violence est surtout expliquée par les réductions de budget concernant certaines stations de métro qui ne disposent pas assez de personnel pour surveiller l’important réseau de couloirs et l’affluence record de plusieurs gares comme King’s Cross St Pancras.


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