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L’Europe dit non à la fusion entre Siemens – Alston

jeudi, 7 février, 2019 - 10:09

La Commission européenne, qui dispose depuis 1989 d'un droit de veto sur les grands projets de fusion, n'en fait pourtant pas souvent usage.

Le mariage entre l’Allemand Siemens et le Français Alstom aurait pu créer un champion européen du ferroviaire, mais la Commission européenne a mis son veto car ce rapprochement aurait été néfaste pour la concurrence sur le continent. L’annonce de ce mariage avait été annoncé en grande pompe en septembre 2017 et avait pour objectif de contrer le groupe chinois China Railroad Rolling Stock Corporation (CRRC).

La décision de la Commission européenne n’est pourtant pas une surprise. La commissaire Margrethe Vestager avait plusieurs fois pointé les effets de ce rapprochement sur la concurrence européenne. “Cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse” a-t-elle déclaré ce mercredi 6 février.

Un géant chinois impressionnant

CRRC est né du rapprochement de deux entreprises d’Etat contrôlées par Pékin et dispose d’une capacité commerciale importante. 200 trains à grande vitesse sont fabriqués chaque année, contre 35 pour Siemens et Alstom. CRRC a ainsi obtenu plusieurs contrats pour fournir des locomotives, des trains ou des métros aux Etats-Unis, en Argentine, en Egypte, au Brésil, en Inde, au Nigéria et en Nouvelle-Zélande.

Le gouvernement français compte faire des propositions pour faire évoluer les règles de la concurrence qui datent de 2004. Le Ministre de l’économie allemand, Peter Altmaier, a lui aussi plaidé pour une révision du droit européen sur ce sujet. L’échec de la fusion rassure toutefois les syndicats belges et français d’Alstom qui craignaient des centaines de suppression de postes en raison de “doublons” entre les deux compagnies.


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