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L’adoption de l’euro aurait appauvri certains pays européens

vendredi, 1 mars, 2019 - 11:15

Faute de réformes suffisantes, la France et l'Italie sont les pays qui ont le plus pâti de l'adoption de l'euro sur la période 1997-2017.

Le think tank allemand, Centre de Politique Européenne (CEP) vient de publier une étude qui montre que l’adoption de l’euro a entraîné des disparités importantes pour le revenu des Européens. “20 ans d’euro : perdants et gagnants, une enquête empirique” semble démontrer que la monnaie unique aurait pris à certains pays ce qu’elle a apporté à d’autres, et ceci depuis son introduction.

Selon le CEP, l’Allemagne est le grand vainqueur de l’introduction de l’euro avec 1893 milliards d’euros supplémentaires pour le PIB, sur la période 1999-2017, soit un gain de 23.116 euros par habitant. Les Néerlandais ont gagné presque autant (21.003 euros) alors que les Grecs n’aurait pas souffert de l’euro (+190 euros par habitant depuis 2001) car la devise commune a apporté un gain de prospérité au début, qui a ensuite été détruit par la crise économique suivant 2010.

Le sud de l’Europe pénalisé

Si l’Espagne et la Belgique n’ont pas subi une perte trop importante du PIB par habitant (-5031 et -6370 euros), les Portugais ont plus fortement souffert de la monnaie unique (-40.604 euros par personne). Mais les deux pays les plus affectés sont la France et l’Italie, qui ont perdu respectivement 3591 et 4325 milliards sur deux décennies, soit 55.996 euros par Français et 73.605 euros par Italien.

Le bilan global semble, à l’échelle de l’économie européenne, plutôt négatif. Mais le Centre de Politique Européenne rappelle l’atout majeur de l’adoption de l’euro : la fin des politiques de dévaluation. Le think tank attribue les pertes économiques pour la France et l’Italie au retard des améliorations structurelles sur l’économie de l’Etat.


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