Syndicate content

Grèce : la droite revient au pouvoir après les années maigres

lundi, 8 juillet, 2019 - 17:20

Avec une abstention record qui reflète la lassitude des Grecs, ces élections voient le retour de la bipolarisation dans le jeu politique, et un retour à la "normalité" après des années qui ont traumatisé le pays.

Les années d’austérité imposées par l’Europe auront fait basculer les élections grecques qui voient le triomphe du parti de droite Nouvelle Démocratie de Kyriakos Mitsotakis face au Premier ministre Alexis Tsipras, leader du parti de gauche Syriza. Avec 39,8% des suffrages, Nouvelle Démocratie obtiendra 158 sièges des 300 que compte la Vouli, le parlement grec. Syriza, qui a obtenu 31,5% des voix, ne conservera que 86 des 144 sièges qu’il avait dans l’assemblée sortante.

C’est un vote de rejet et de punition qui a entraîné la chute d’Alexis Stipras, après quatre années de bras de fer avec l’Europe et le FMI afin d’échapper à la faillite de l’Etat. S’ensuivirent des mesures drastiques qui ont pourtant permis au pays de sortir des plans de sauvetage, même si son économie reste sous la surveillance de ses créanciers pour plusieurs décennies encore.

Une situation toujours fragile

Le pays semble se remettre lentement de la purge économique qui a traumatisé sa population : le chômage recule, même s’il reste le plus élevé d’Europe, le tourisme bat des records cet été et le bilan de Tsipras n’est pas si négatif, avec des aides octroyées pour les plus démunis, le vote du mariage gay la normalisation des relations avec la Macédoine du Nord ou l’engagement de la Grèce dans la crise migratoire de 2015.

C’est pourtant un vote sanction qui a marqué ces élections législatives. La corruption n’a pas été réduite, les électeurs de classe moyenne n’ont pas oublié la hausse des taxes, les grandes fortunes et l’Eglise n’ont pas contribué à l’effort national, les jeunes partent encore à l’étranger. Et l’incendie de la station balnéaire de Mati, l’année dernière, avec la mauvaise gestion des secours qui a suivi, a servi de symbole pour les promesses non tenues.


Mots clés
, ,
Réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pays