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Le CETA et les réticences de l’Assemblée nationale

mardi, 23 juillet, 2019 - 09:19

Comme le Mercosur qui concerne les pays d'Amérique latine, le Ceta inquiète à la fois écologistes, agriculteurs et consommateurs.

Les députés français devraient voter dans les jours qui viennent le CETA, le traité de libre-échange conclu entre l’Union européenne et le Canada, mais cet accord divise jusque dans les rangs de la majorité. Au cœur de ces protestations, la suppression des droits de douanes sur 98% des produits échangés entre l’UE et le Canada et la menace que cette entente ferait peser sur la filière française d’élevage et sur les consommateurs français.

Ce marché gigantesque de 545 millions de consommateurs inquiète notamment sur les risques sanitaires agricoles et environnementaux. “Le Ceta ne change rien” a rappelé le député LREM Jacques Maire, rapporteur du projet de loi de ratification. Alors que Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique et solidaire, exhorte dans une lettre ouverte aux députés : “Ayez le courage de dire non”.

Hormones, antibiotiques, etc.

Les objecteurs à l’accord considèrent que les contrôles ne seront pas suffisants pour garantir des produits correspondant aux exigences européennes. Le Canada autorise les hormones de croissance pour les bovins, ainsi que certaines farines animales, les antibiotiques… Il existe bien une collaboration depuis 1998 entre le Canada et l’UE sur les questions sanitaires, mais les contrôles seront-ils suffisants vu la quantité de produits échangés?

En effet, les moyens mobilisés pour assurer ces contrôles, au Canada comme dans l’UE, risquent de ne pas être suffisants pour faire face à la probable prochaine augmentation des produits canadiens destinés à l’exportation vers l’UE. Les producteurs français redoutent que l’augmentation des importations de viande affecte un secteur de l’élevage déjà affaibli par l’Union européenne.


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