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Nouvelle baisse du trafic aérien en Europe

mardi, 13 août, 2019 - 14:14

La croissance du trafic européen régresse et pourrait être causée par la prise de conscience de la pollution générée par le transport aérien alors que se développent de nouvelles lignes de train de nuit, surtout en Europe centrale.

L’augmentation du trafic aérien a chuté au premier semestre avec une baisse du nombre de passagers de 4,3% contre 6,4% un an plus tôt. Airport Council International Europe (AC), association regroupant cinq cents aéroports dans quarante-cinq pays remarque que « la croissance a ralenti, mais le trafic reste plutôt résilient, surtout si l’on tient compte des défis économiques, géopolitiques et propres à l’industrie aéronautique auxquels nous sommes confrontés » selon son directeur général, Olivier Jankovec.

« La croissance économique plus faible en Europe, les guerres commerciales et le Brexit n’aident pas » ajoute-t-il, sans oublier la hausse de la facture carburant, les perturbations liées au contrôle aérien, l’immobilisation d’avions (le Boeing 737 Max) et les retards de livraison. Seuls les aéroports autrichiens (+20%), croates (+10,5%), et estoniens (+10,5%) ont affiché des croissances à deux chiffres. En revanche, le trafic a baissé en Bulgarie (-2,5%) et en Suède (-4,1%) et il a stagné au Danemark (-0,3%).

Est-ce l’influence du phénomène Flygskam ?

Le mouvement Flygskam (« honte de prendre l’avion), né en Suède, a révélé l’importance de la pollution causée par le transport aérien et pourrait être un nouveau facteur de baisse du trafic. L’été dernier, l’adolescente Greta Thunberg a servi d’exemple en refusant de prendre l’avion.

Et si la SNCF et la Deutsche Bahn ont abandonné les trains de nuit, d’autres pays développent ces lignes comme la Finlande qui a vu une augmentation de 63% des voyageurs. Au Royaume-Uni, la compagnie privée Caledonian Sleeper a investi 173 millions d’euros dans de nouveaux wagons. La compagnie russe RJD a relancé les lignes Moscou-Berlin-Paris et Moscou-Nice.

Enfin, la compagnie publique autrichienne OBB a choisi de redynamiser le train de nuit intereuropéen depuis 2016. En un an, elle a transporté plus d’un million de personnes, alors que les compagnies françaises et allemandes considèrent le train de nuit comme ruineux.

Désormais rentable, OBB est le leader du secteur en Europe centrale, couvrant l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Italie, mais aussi, grâce à des partenariats, la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie, la Croatie et la Hongrie.


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