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La mort de Simon Gautier révèle une lacune européenne

mardi, 20 août, 2019 - 11:56

La disparition de Simon Gautier illustre le retard européen sur les nouvelles techniques de géolocalisation, beaucoup plus efficaces et rapides, qui pourraient sauver de nombreuses vies avec d’importantes économies pour les interventions de secours.

Neuf jours après avoir passé un appel de détresse aux services d’urgence, le randonneur de 29 ans a été retrouvé mort au sud de Naples et une polémique enfle sur le retard d’un système de géolocalisation dans plusieurs pays européens. L’Association européenne des numéros d’urgence (EENA) considère que les recherches auraient pu être plus rapides.

« Aujourd’hui, l’Italie, mais aussi la France, l’Espagne et d’autres pays en Europe ne bénéficient pas encore de la technologie qu’on appelle AML (Advance Mobile Location), qui permet tout simplement de recueillir vos données de location et de les envoyer dans un SMS aux services de secours » explique Gary Machado, directeur de l’EENA. Cette technologie est déjà existante et simple d’utilisation. Elle peut être activée sur tous les téléphones Android et Apple, dans le monde entier.

Une obligation légale d’ici 2020

Quatorze États ont déjà mis en place l’AML, comme l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, l’Irlande, la Lituanie, la Moldavie, les Pays-Bas, la Norvège, le Royaume-Uni et la Slovénie. D’ici 2020, ce système devra être généralisé en Europe.

L’Association européenne des numéros d’urgence estime que 7500 vies pourraient être sauvées en dix ans si toutes les nations de l’Union européenne utilisaient cette technologie. De plus, 95 milliards pourraient être économisés sur la même décennie :  moins d’interventions de secours, moins d’hélicoptères mobilisés, moins d’équipes de recherches, des interventions moins longues. En France, le retard pris commence à se résorber et l’AML pourrait être opérationnelle d’ici la fin de l’année.


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