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Nouvel afflux migratoire en Grèce et en Turquie

jeudi, 12 septembre, 2019 - 17:19

Les raids aériens dans la province d’Idleb, en Syrie, provoquent un nouvel exode de réfugiés en direction de la Grèce tandis que la Turquie menace d’ouvrir les portes de l’Europe aux migrants.

Depuis un mois, le gouvernement grec est confronté à une nouvelle vague de migrants en provenance de Syrie. Les cinq îles égéennes proches de la Turquie – Lesbos, Samos, Chios, Kos et Leros – ont vu le nombre de migrants dépasser les 20.000, ce qui constitue une augmentation de 17% en quelques semaines. Pour la seule journée du 9 août, six bateaux chargés de 250 migrants chacun sont arrivés à Lesbos.

Le ministre adjoint chargé du dossier, Georges Koumoutsakos, appelle la nouvelle Commission européenne à « un partage plus juste du fardeau ». Des dizaines de milliers de demandes sont en attente, dont 30.500 déposées au cours des six derniers mois. Selon Koumoutsakos, « il y a eu plus de demandes d’asile à Lesbos et à Samos en 2018 qu’en Autriche et en Finlande respectivement ».

La Turquie fait aussi pression

De son côté, le gouvernement turc menace d’ouvrir les portes de l’Europe aux migrants si la Turquie ne reçoit pas une nouvlle aide financière internationale. De fait, le président Recep Tayyib Erdogan aimerait renouveler les engagements de la déclaration controversée avec l’Union européenne de mars 2016, qui a permis de freiner la route migratoire aux périphéries de l’Europe.

L’île de Lesbos reste toutefois le point noir de na nouvelle vague migratoire. Le 29 août, treize bateaux sont arrivés des côtes turques proches avec 540 nouveaux réfugiés, dont 240 enfants, ont indiqué les autorités et les ONG locales. Ils ont rejoint le camp surpeuplé de Moria, où sont entassées presque 11.000 personnes alors que sa capacité n’est que de 300.


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