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A l’est de l’Europe, on a peur pour la démocratie

mardi, 5 novembre, 2019 - 11:20

Trente ans après la chute du mur de Berlin, les pays de l'Est de l'Europe pensent que le monde était plus sûr en 1989. Mais la jeune génération apporte espoir car elle s'engage davantage pour défendre la démocratie et les droits des minorités.

Alors que le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin est célébré cette semaine, la majorité des Européens de l’Est s’inquiéte du fonctionnement de la démocratie et manifeste une méfiance envers les gouvernements, les partis politiques et les médias. Selon l’étude de YouGov, qui a sondé 12.500 personnes provenant de six pays (Bulgarie, République tchèque, Allemagne, Hongrie, Pologne, Roumanie et Slovaquie), la démocratie est en danger pour un grand nombre de personnes (entre 51% et 61%).

Les trois quarts des Bulgares, plus de la moitié des Hongrois, un tiers des Polonais et un cinquième des Allemands considèrent que les élections de leur pays ne sont pas libres ou justes. Dans tous les pays, plus de la moitié des habitants ne font plus confiance aux médias et plus de 60% estiment que la Justice était menacée.

Espoir de la nouvelle génération

Si l’inquiétude est réelle, l’espoir est aussi manifeste en ce qui concerne la capacité des jeunes générations – et surtout les femmes – pour encourager un changement politique. L’étude révèle en effet un engagement grandissant de la part de la Génération Z (de 18 à 22 ans) et des milléniaux (de 23 à 37 ans). Et les jeunes femmes sont particulièrement motivées.

Plus de la moitié des femmes âgées de 18 à 22 ans considèrent que les associations LGBT devraient être protégées, contre 31% des hommes. De même, ces femmes sont plus sensibles au sort des migrants et des réfugiés que les hommes.


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