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VIH : les retards de la prévention en Europe

dimanche, 1 décembre, 2019 - 13:41

Avec des traitements plus efficaces et mieux tolérés qui rendent les personnes séropositives peu contaminantes, les progrès des techniques de dépistage plus rapides et moins invasives, la prévention régresse, en particulier auprès des femmes et des jeunes.

Le 1er décembre est la journée internationale contre le VIH et les dernières études montrent que si le nombre de personnes nouvellement contaminées tend à baisser, la prévention reste insuffisante pour enrayer l’épidémie. Ainsi, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (EDC) et le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, la moitié des femmes sur le continent est diagnostiquée tardivement : elles représentent un tiers des 141.000 nouveaux cas.

Les femmes sont trois à quatre fois plus susceptibles d’être diagnostiquées tardivement que les femmes plus jeunes. En 2018, les deux tiers (60%) des diagnostics de VIH chez les femmes se situaient dans le groupe d’âge des 30-49 ans. Un meilleur dépistage doit être favorisé, surtout que les nouveaux outils comme le dépistage rapide et les auto-tests sont disponibles depuis plusieurs années.

Vive critique de la prévention en France 

Le conseil national du sida a rendu un avis très négatif sur la lutte contre le sida en France. L’épidémie se poursuit dans le pays au sein des homosexuels, des femmes et des hommes nés à l’étranger, en particulier en Afrique subsaharienne, qui, souvent, se contaminent en France. Malgré l’accès à la Prep, un traitement préventif efficace à 99%, le nombre des découvertes de séropositivité reste “stable”, autour de 6400 par an, alors que plusieurs pays européens voient ces chiffres à la baisse.

“La situation est actuelle est inacceptable alors que tous les outils permettant d’enrayer l’épidémie sont disponibles, qu’il s’agisse du dépistage du VIH ou des traitements dans leurs différents usages préventifs” déclare cet avis.

Cette situation s’aggrave notamment dans certains départements comme la Guyane où le taux de découverte, c’est-à-dire le nombre de personnes nouvellement dépistées, est le plus haut de France, à 896 pour un million en 2018. A titre de comparaison, en métropole, le nombre est à un peu plus de 100 pour un million.


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