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Grande déception à la COP 25

lundi, 16 décembre, 2019 - 17:31

La déception est unanime au lendemain de la COP 25 et les principaux pays pollueurs ont campé sur leurs positions. Mais le dernier Conseil européen de l'année est parvenu à définir les objectifs d'une neutralité climatique en 2050, ce qui devra être confirmé en juin de l'année prochaine.

Les espoirs étaient grands pour la 25ème conférence des Nations unies sur le changement climatique de Madrid, mais c’est la déception qui prédomine après un nouveau constat d’échec. Sans accord ambitieux, malgré une prolongation des négociations, cette conférence a souffert d’une présidence chilienne fragile et du refus des Etats, surtout les plus pollueurs, à surmonter leurs propres intérêts.

La mobilisation dans les rues de Madrid et à travers le monde, les interventions de Greta Thunberg n’ont pas eu d’effet. Alors que la cause climatique est plébiscitée partout à travers le monde, les dirigeants semblaient résignés. Certains chefs d’Etat, comme Emmanuel Macron, n’ont pas fait le voyage.

“L’esprit du “tout est possible”, qui a donné naissance à l’accord de Paris, n’est plus qu’un souvenir lointain aujourd’hui. Au lieu de prendre la tête d’un mouvement pour une plus grande ambition, la majorité des grands émetteurs ont été portés aux abonnés absents” a résumé Helen Mountford, du Think tank américain World Resources Institude.

Seulement 80 pays sur les 197 membres se sont engagés à rehausser leurs ambitions l’an prochain. Mais ils ne représentent que 10,5% des émissions mondiales.

L’Europe s’engage pour la neutralité carbone

Suite à l’impasse de Madrid, les dirigeants européens ont frôlé un autre échec à Bruxelles pour le dernier Conseil européen de l’année et l’adoption des résolutions n’a débouché que tard dans la nuit du 12 décembre. Mais, suivant le programme du “Pacte vert” présenté la veille par la nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, les 28 se sont engagés à atteindre la neutralité climatique en 2050, même si la Pologne est loin de pouvoir atteindre cet objectif.

Très dépendante du charbon, la Pologne est un des principaux pollueurs d’Europe et devra faire face à un coût très élevé pour assurer sa transformation énergétique. Le Fonds de transition juste, qui figure dans le Pacte Vert européen, dispose de 100 milliards d’euros sur sept ans. La Hongrie et la République tchèque ont aussi ralenti les négociations en exigeant que l’énergie nucléaire soit inclue parmi les moyens d’atteindre la neutralité, demande refusée par plusieurs pays comme l’Autriche et le Luxembourg, puis acceptée dans les conclusions du sommet.


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