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Les îles grecques toujours désemparées face à l’arrivée de migrants

lundi, 27 janvier, 2020 - 12:35

Plus de 45.000 personnes ont débarqué en Grèce en 2019. L'Europe échoue dans le traitement de cette crise migratoire qui se prolonge et s'aggrave, au risque de radicaliser les populations locales, qui se sentent aussi abandonnées.

Le gouvernement grec ne cesse de lancer des appels à l’aide à la communauté internationale depuis que le pays est redevenu, en 2019,  la première porte d’entrée des migrants en Europe. Sur l’île de Lesbos, le camp de Moria accueille plus de 19.000 migrants pour une capacité de 2840 personnes. A Chios et Samos, le nombre d’occupants a été respectivement multiplié par 5 et 10.

La situation sanitaire est déplorable et représente un casse-tête pour le gouvernement de droite de Kyriàkos Mitsotàkis alors que la population de ces îles s’élève face à une situation incontrôlable. Cette semaine, une grève de 24 heures a été observée par les habitants de Lesbos, Samos et Chios. Une manifestation a eu lieu sur les ports, exigeant le départ immédiat des demandeurs d’asile, soit sur le continent, soit ailleurs à travers l’Union européenne.

Surpopulation et insécurité

Outre la salubrité de ces camps qui est dramatique, les réfugiés se plaignent du manque de sécurité, surtout pendant la nuit. Le froid et la pluie affectent les conditions de vie et les voleurs nocturnes sont nombreux. Le trafic de drogue et la violence, y compris sexuelle, ne font qu’aggraver la peur des réfugiés qui n’osent sortir la nuit. Dans le camp de Samos, on ne trouve qu’un médecin et qu’un psychologue. Or cette population souffre de graves traumatismes psychologiques.

Certains migrants affirment que les conditions de vie dans ces camps sont pires que celles qu’ils ont pu subir auparavant : “On était mieux traités dans les prisons turques, au moins on avait un toit, un matelas, du chauffage, et à manger”. Mais, avec l’accord signé entre l’UE et la Turquie en mars 2016, les migrants de Syrie, d’Afghanistan ou de la République Démocratique du Congo se trouvent bloqués sur les îles de la Mer Egée et rien ne semble s’améliorer en ce qui concerne leur répartition sur le continent.


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