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L’Europe a besoin de jeunes agriculteurs

mardi, 4 février, 2020 - 10:38

La vie des territoires ruraux et l'amélioration de la sécurité alimentaire dépendent d'un renouvellement générationnel qui sera le garant d'une meilleure transition agricole. Mais de nombreux facteurs freinent l'installation de nouveaux agriculteurs.

La profession se plaint de “l’agribashing”, et la nouvelle génération pourrait être la solution pour la transition agricole, mais le renouvellement générationnel peine à s’opérer. Les jeunes sont rares à se lancer dans une carrière alors que les départs à la retraite sont nombreux. En Europe, 5% seulement des agriculteurs ont moins de 35 ans. Les trois pays qui remplacent le mieux les départs à la retraite sont l’Autriche, la Pologne et la Slovaquie. La France arrive en quatrième place, avec 8,5% de jeunes.

La Commission européenne espère consacrer dans la prochaine Politique agricole commune européenne (2022-2027) 2% de la valeur des paiements directs aux installations de jeunes, mais le syndicat français des Jeunes agriculteurs (JA) voudrait en obtenir le double. Son Vice-président, Aurélien Clavel, considère que le système actuel des aides européennes à l’hectare est un “poison” qui “favorise l’agrandissement des exploitations et défavorise les jeunes est ceux qui en ont le plus besoin”.

Encourager une meilleure transition

“Si on veut arriver à faire une transition agricole avec moins de pesticides chimiques, elle ne se fera pas avec moins, mais plus de paysans” a déclaré le président de la Confédération paysanne, Nicolas Girod. La nouvelle génération de néo-agriculteurs, non issus du milieu et attirés par les projets de culture bio, choisit parfois de se passer des aides car les dossiers sont trop compliqués et exigeants.

Pour que l’Europe avance sur le renouvellement de la profession et de ses pratiques, une amélioration du système de transition des exploitations est nécessaire. La France travaille sur une proposition pour ouvrir le dispositif d’aide au-delà de 40 ans pour les nouveaux arrivants, souvent en conversion professionnelle. C’est que le prix du foncier agricole n’a cessé de grimper, malgré la crise du secteur. En France, les prix ont été multipliés par deux en dix ans, atteignant une moyenne de 6030 euros par hectare.

 


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