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Il reste 126 réacteurs nucléaires en Europe

mardi, 25 février, 2020 - 14:21

L'arrêt des deux premiers réacteurs de la centrale de Fessenheim est la première étape d'un processus de démantèlement délicat, long et coûteux. Ces frais devront être pris en considération pour les autres pays européens qui dépendent de l'atome, afin d'assurer une transition énergétique en réponse au réchauffement climatique.

L’Etat français s’est engagé dans une stratégie visant à réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique et à accroître celle des énergies renouvelable. L’arrêt du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), ce weekend, est donc hautement symbolique. Le réacteur numéro 2 suivra en juin. Puis commencera l’évacuation du comestible et, en 2025,  le début du démantèlement du complexe sera lancé, processus qui pourrait durer environ vingt ans.

La facture finale de la déconstruction de la centrale alsacienne est difficile à établir. EDF estime qu’il faut entre 350 et 500 millions d’euros pour démanteler un réacteur. Dans le cas de Fenneheim, la fourchette haute est privilégiée. L’Etat devra prendre en charge les indemnisations versées à EDF (400 millions d’euros), mais aussi auprès des collectivités locales afin de compenser la perte des recettes fiscales (30 millions d’euros). Plusieurs études chiffrent les conséquences économiques de la fermeture à 5 milliards d’euros pour les commerces de la zone.

L’exception française

Avec ses 58 réacteurs (bientôt 56 avec l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim), la France est de loin le premier producteur d’énergie nucléaire en Europe. Au total, il y a 126 réacteurs dans l’Union européenne, répartis dans 14 pays. Le Royaume-Uni suit la France avec 15 réacteurs, ensuite la Suède (8), l’Espagne, l’Allemagne et la Belgique (7). Le Portugal ne compte aucune centrale et l’Italie est sortie du nucléaire en 1987.

La part du nucléaire dans le mix énergétique à côté des autres sources d’énergie (fossile ou renouvelable) est de 72% en France et elle est supérieure à 50% en Slovaquie, en Ukraine et en Hongrie. En réalité, la part du nucléaire dépasse 30% dans 12 pays (Suède, Finlande, Suisse, Belgique…). L’Allemagne, qui souhaite la sortie du nucléaire, dépend de l’atome à hauteur de 13% de ses besoins.

 


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