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L’Ecosse s’engage en faveur des protections périodiques gratuites pour toutes

mercredi, 26 février, 2020 - 14:25

Depuis plusieurs années, le débat sur la reconnaissance de la précarité sexuelle bouscule les tabous à travers le monde. L'Ecosse est le premier pays à montrer l'exemple.

Longtemps tabou, le sujet de la précarité menstruelle des femmes est devenu un sujet de société, pour les femmes précaires, mais pas seulement. En mars 2019, un sondage Ifop pour Dons Solidaires révélait qu’1,7 million de femmes manquaient de protections périodiques en France. Plus d’une femme sur trois ne change pas suffisamment de protection ou a recours à des protections de fortune. Les conséquences peuvent être physiques, avec des risques d’infections et de démangeaisons, mais aussi psychologiques : honte, gêne, perte de confiance en soi, etc.

En 2015, selon une étude mené en Grande-Bretagne, le coût des règles dans une vie s’élevait à 18.450 Livres, soit environ 21.300 euros. Cette injustice économique d’ajoute à l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes.  C’est pourquoi le Parlement écossais a décidé de rendre entièrement gratuits les tampons et les serviettes hygiéniques. Les femmes pourront avoir accès à ces protections dans les pharmacies ou les clubs de jeunesse.  Un budget de 28 millions d’euros par an garantira cette gratuité.

Première initiative au monde

L’Ecosse est donc le premier pays au monde à s’engager sur le sujet et pourrait influencer des initiatives équivalentes en Europe. Déjà, depuis 2018, les protections périodiques étaient gratuites pour 395.000 élèves dans les écoles et les universités écossaises. Le nouveau projet de loi, impulsé par la députée Monica Lennon, s’adresse aux femmes, mais aussi au personnes transgenre et aux personnes non binaires : “Il s’agit de produits de base, et pas une seule femme en Ecosse ne devrait avoir à vivre sans protections périodiques”.

La France attend le lancement d’un projet de gratuité des protections hygiéniques pour les femmes précaires, prévu pour cette année. Mais plusieurs universités françaises, comme Rennes 2 ou Lille, se sont déjà inspirées du modèle écossais, en proposant la distribution gratuite de tampons et de serviettes au sein de leurs établissements.

 


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