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Réfugiés : nouvelles tensions dans les îles grecques

jeudi, 27 février, 2020 - 16:55

La crise insoluble qui perdure en mer Egée est dommageable pour toutes les parties et l'Europe ne semble pas trouver les moyens de venir en aide à la Grèce, qui est redevenue en 2019 la première porte d'entrée des migrants sur le continent.

Les mois passent et les affrontements entre le gouvernement grec et les résidents des îles proches de la Turquie se multiplient. Plus de 38.000 migrants sont actuellement entassés dans les camps de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos, dont la capacité totale officielle est de 6200 personnes. L’Etat grec a annoncé la fermeture de ces camps pour cette année et leur remplacement par de nouvelles installations fermées, plus petites, mais la population locale n’y croit plus.

La semaine dernière, le ministre grec des migrations avait donné “une semaine de délai” afin que les élus de ces îles puissent proposer de nouveaux sites pour la construction de ces nouvelles structures. Les camps de Moria, Vial et Vathy, respectivement sur les îles de Lesbos, Chios et Samos, devraient ainsi être fermés d’ici cet été et remplacés par des centres dont la construction pourrait commencer en mars.

En réponse, les maires de ces îles ont demandé au gouvernement d’accélérer les transferts des demandeurs d’asile vers le continent, ou ailleurs dans l’Union européenne, et le Conseil de la région de la mer Egée a suspendu toute coopération avec l’Etat.

Plusieurs jours d’affrontements

L’annonce de réquisition de terres pour la construction de nouveaux centres a provoqué le blocage des routes et des manifestations qui ont été durement réprimées par les forces antiémeutes. Une grève de 24 heures a été suivie ce mercredi sur les îles de Lesbos, Chios et Samos.

Sur Euronews, une résidente résume la situation : “Nous n’avons aucun problème à ce que ces personnes viennent ici. Mais nous sommes contre le fait qu’ils soient ici en permanence. Toutes les années précédentes, nous les avions aidés. Nous avons fait ce que nous pouvions, mais nous n’en avons plus les moyens”.

Le journaliste Panos Kitsikopoulos, confirme : “Ce que la plupart des manifestants réclame à Chios, ce n’est pas seulement  que les migrants quittent leur île. Les habitants de Chios savent très bien ce qu’est l’immigration et ils n’ont jamais rejeté leur devoir humanitaire. Ils soulignent simplement le fait qu’ils ne peuvent plus supporter cette surpopulation de migrants”.


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