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Migrants : l’UE veut soutenir la Grèce

mercredi, 4 mars, 2020 - 10:19

Selon l'ONU, la situation en Syrie représente "la plus grosse crise aujourd'hui dans le monde" et la Grèce et la Turquie en appellent à l'Europe, pour des raisons différentes. Le spectre d'une crise migratoire équivalente à celle de 2015 est dans tous les esprits.

Depuis que la Turquie a annoncé, vendredi dernier, l’ouverture de ses frontières avec l’Europe, la situation s’est considérablement aggravée pour les milliers de migrants qui s’amassent au poste-frontière de Pazarkule (Kastanies, côté grec) et au bord du fleuve Evros, qui sépare les deux pays. Des heurts entre policiers grecs et migrants se sont multipliés, tandis que la Grèce espère un “ferme soutien” de l’Union européenne.

L’Europe a envoyé en urgence ses plus hauts responsables en Turquie et en Grèce. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Layen, le président du Conseil Charles Michel et le dirigeant du Parlement européen, David Sassoli, se sont rendus près de la frontière turque. L’agence européenne des frontières Frontex a reçu le feu vert pour une intervention rapide. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell et le commissaire européen à la gestion des crises Janez Lenarcic se sont déplacés à Ankara pour des discussion “à haut niveau” sur la situation en Syrie où près d’un million de déplacés se trouvent à la frontière.

Chantage et instrumentalisation des réfugiés

Le ministre des affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a critiqué hier les pressions d’Ankara sur l’Europe : “L’usage de la Turquie des migrants comme moyen de pression et de chantage sur l’Europe est absolument inacceptable”. De fait, la Turquie et la Grèce font pression sur l’UE. Ankara veut faire pression sur les Européens dans le dossier syrien. La Grèce dit faire face à “une invasion”.

“Notre priorité est de nous assurer que l’ordre est maintenu à la frontière grecque, qui est aussi une frontière européenne” a déclaré Ursula von der Leyen, qui a promis 700 millions d’euros à Athènes, dont la moitié immédiatement. Le gouvernement grec est parvenu à stopper 24.203 tentatives d’entrées illégales durant le weekend et 183 personnes ont été arrêtées. Mais le conflit en Syrie, qui a fait plus de 380.000 morts depuis 2011, ne fait que s’aggraver et la catastrophe humanitaire pourrait provoquer une crise migratoire aussi importante que celle de 2015.

 


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