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L’europe face au risque de la grippe aviaire et du Covid-19 muté

samedi, 7 novembre, 2020 - 10:21

Comme en Chine, le Covid-19 se transmet aussi via les élevages, les chats sauvages ou d'autres animaux. Ce passage de l'animal à l'humain et vice-versa entraîne des mutations qui pourraient réduire l'efficacité des nouveaux vaccins. Et relance la crainte d'une épidémie de grippe aviaire sur le continent.

L’épicentre de la pandémie de Covid-19 reste en Europe avec 12 millions de cas détestés et 300.000 décès. A cette situation, apparaît désormais le risque de propagation du virus dans les élevages de volailles par les oiseaux migrateurs. En France, 46 départements sont potentiellement concernés avec un “risque élevé” selon un arrêt publié au Journal officiel ce jeudi 5 novembre.

Le virus H5N8, hautement pathogène, est déjà présent en Allemagne, avec 50 cas près de la mer Baltique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et au Danemark. Depuis l’apparition de l’épidémie de Covid, l’influence des élevages d’animaux sur la transmission de virus mutés auprès de l’homme devient un sujet inévitable en terme de prévention. Au Danemark, une nouvelle mutation du coronavirus provenant de visons atteints s’est propagé auprès des humains, faisant de cette région un centre potentiellement explosif.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, s’est adressée à ses concitoyens pour annoncer des mesures de confinement dans le nord du Jutland. “Le virus a muté dans le vison. Le virus muté s’est propagé aux humains” a-t-elle expliqué. C’est donc une “vraie fermeture” de cette région, dans l’espoir de juguler ce nouveau virus. En effet, la propagation de ce virus à d’autres régions ou d’autres pays pourrait rendre inefficace les vaccins en préparation. Le Royaume-Uni a aussitôt interdit les voyages vers le Danemark.

Une situation “très très sérieuse”

Résultat : 15 à 17 millions de visions, répartis dans 1200 fermes à travers le pays, c’est-à-dire l’intégrité du cheptel du pays, ont été abattus. Le Danemark est le premier exportateur mondial de peaux de visons. En juillet dernier, l’Espagne avait déjà abattu 100.000 visons dans la province d’Aragon. En mai, les Pays-Bas ont aussi détruit 2,6 millions de visons.

Des compensations financières sont prévues pour dédommager les éleveurs. Pour les défenseurs de la cause animale, c’est une preuve supplémentaire que l’élevage industriel a des conséquences sanitaires sur la santé des humains. Certains pays, comme la Pologne, envisagent de mettre un terme à l’exploitation des visons. Ce qui pourrait entraîner un mouvement plus large.

 


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