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De nombreux aéroports européens en difficulté

mardi, 15 décembre, 2020 - 16:50

Le trafic des aéroports parisiens, par exemple, pourrait ne revenir au niveau de 2019 qu'entre 2024 et 2027. Mais ce sont les aéroports régionaux qui subissent de plein fouet la crise actuelle, et ils pourraient très bien faire faillite si l'aide des gouvernements tarde trop.

L’industrie aéronautique  a été frappée par la crise du Covid comme peu de secteurs industriels. Pour les écologistes, les aides gouvernementales devraient être conditionnées à une volonté de réformer ce secteur, de manière à le rendre moins polluant. Mais réformer un tel chantier prendra des années, et, pendant ce temps, 193 aéroports régionaux sont menacés de faillite.

Selon l’association professionnelle aéroportuaire européenne (ACI), qui représente 500 aéroports dans 46 pays européens, ces aéroports “seront confrontés à une insolvabilité dans les prochains mois si le trafic de passagers ne reprend pas d’ici la fin d’année”. Autant dire qu’avec les effets de la seconde vague du Covid, qui impose des confinements plus importants à la veille des fêtes de fin d’année, la reprise n’est pas pour demain.

Effondrement du secteur 

Ce sont 277.000 emplois et 12,4 milliards d’euros de PIB européen qui sont en jeu. Et ce ne sont pas les seuls aéroports régionaux qui sont concernés, mais aussi les aéroports plus importants et les hubs ne sont pas à l’abri d’un important risque financier. “Cette hausse soudaine de la dette de 16 milliards d’euros supplémentaires pour les 20 principaux aéroports européens représente près de 60% de leur chiffre d’affaire pour un année normale”, selon l’ACI. En septembre, le trafic était en baisse de 73% en moyenne par rapport à l’an dernier et 75% à la mi-octobre.

Pour contrer les risques de propagation du coronavirus, le directeur général d’ACI Europe, Olivier Jankovec, estime que les mises en quarantaine sont moins efficaces qu’une politique rigoureuse de tests. Et que l’aide des gouvernements sera décisive pour sauver ces aéroports, dont certains sont déjà convoités comme l’immense chantier de Ciudad Real, à 245 kilomètres de Madrid, qui reste inachevé malgré un coût de 450 millions d’euros.


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