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Brexit : abemus dealum!

samedi, 26 décembre, 2020 - 10:11

L'incertitude de ces quatre dernières années, causée par les négociations sur le Brexit, aura profondément ébranlé les relations en Europe et dans le monde et laisseront des cicatrices profondes. Si les dirigeants européens se félicitent d'une sortie honorable pour tous, les conséquences seront difficiles pour toutes les parties.

Il aura donc fallu quatre interminables années après le référendum du 23 juin 2016 pour parvenir à s’entendre. A la veille de Noël, Londres et Bruxelles se sont mis d’accord sur un accord commercial post-Brexit. La situation de blocage aux frontières et particulièrement au port de Douvres a probablement accéléré les dernières négociations, avec des milliers de camions immobilisés.

Dès l’annonce, les responsables politiques de l’Europe des Vingt-Sept et outre-Manche se sont félicités : “Cet accord est équitable, équilibré et juste. Nous pouvons finalement laisser le Brexit derrière nous” a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen. Le premier ministre britannique, Boris Johnson, s’est attribué le succès des négociations dans lesquelles il a privilégié les droits des pêcheurs anglais : ” Nous avons repris le contrôle de nos lois et de notre destin”. Emmanuel Macron, en première ligne lors des derniers jours, s’est aussi félicité : “L’unité et la fermeté européennes ont payé. L’accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs”.

Un dénouement qui cache des ombres

Le négociateur Michel Barnier a toutefois exprimé des doutes atour d’un deal que tout le monde veut espérer positif : “Aujourd’hui, c’est un jour de soulagement avec quelques ombres au tableau si l’on compare ce qu’il y avait auparavant avec ce qu’il y a devant nous”. L’Espagne salue la fin des négociations, mais s’inquiète du statut de l’enclave britannique de Gibraltar. “l’Espagne et le Royaume-Uni continuent à dialoguer pour parvenir à un accord sur Gibraltar” a déclaré le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

La première ministre écossaise, Licola Sturgeon, considère que l’accord trouvé pousse davantage l’Ecosse vers l’indépendance : “Le Brexit arrive contre la volonté du peuple d’Ecosse (qui avait voté à 62% contre la sortie de l’UE). Il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante”.

 


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