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2020, le réchauffement climatique s’accentue

samedi, 2 janvier, 2021 - 13:20

Encore une année très chaude qui a marqué les esprits. Et la pandémie de Covid, qui fragilise les économies, n'encourage pas des programmes audacieux de réduction des effets de gaz de serre. La "révolution verte" n'est toujours pas à l'ordre du jour.

Cette année encore, les records de chaleur ont été nombreux et 2020 s’annonce déjà comme une des plus chaudes de l’histoire, s’approchant de 0,02° de l’année 2016. Plusieurs régions ont contribué à aggraver la tendance vers le réchauffement climatique, comme la Sibérie et l’Australie, qui ont été exceptionnellement perturbées depuis les premiers mois de 2020, avec de nombreux feux naturels de grande ampleur. Les immenses incendies aux Etats-Unis et en Amazonie ont amplifié le phénomène qui ne peut pourtant pas être attribué, cette année, à El Nino.

La plupart des océans sont également plus chauds, l’Europe et l’Asie ont connu leur année la plus chaude, tandis que l’Amérique du Sud, l’Océanie et les Caraïbes ont frôlé ces records. En France, 2020 est la plus chaude depuis le début des mesures en 1900. Malgré une fin d’année plus pluvieuse, Météo-France assure que “le rafraîchissement de cette fin d’année n’aura rien changé. C’est désormais officiel : avec une valeur moyenne sur l’ensemble du pays atteignant 14°, la température l’année 2020 est la plus chaude jamais enregistrée, devant 2018 (13,9°)”.

Retard de l’engagement des Etats

Malgré ces signes inquiétants, les gouvernement tardent à prendre des mesures. Au 1er janvier, moins de la moitié des Etats ont soumis leurs nouveaux engagement climatiques pour se rapprocher des objectifs de l’Accord de Paris. Finalement, environ 70 d’entre eux sur 200 sont parvenus à proposer de nouveaux objectifs, mais la plupart, à l’exception de l’Argentine ou de la Corée du Sud, représentent une infime part des émissions mondiales, comme Monaco, les Maldives ou les Îles Marshall.

La crise économique provoquée par la pandémie de covid-19 entrave les promesses des pays les plus pollueurs, comme la Chine et les Etats-Unis.  Le Brésil, le Japon, la Russie ne font pas mieux. Et l’Union européenne, qui a relevé son objectif de réductions de gaz à effet de serre d’ici 2030, ne parviendra pas à atteindre les exigences de l’Accord de Paris.


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