Syndicate content

Covid : les manifestations se multiplient en Europe

mardi, 2 février, 2021 - 11:02

Ces protestations, souvent attisées par les partis populistes, rejoignent celles qui paralysent aussi le Liban, où la jeunesse désespérée descend tous les jours dans la rue. La montée du populisme de droite alimente cette protestation qui s'attaque aussi à l'élite libérale, aux médias et aux institutions.

Pour la première fois depuis plus de 40 ans, des émeutes ont eu lieu aux Pays-Bas la semaine dernière, débutant à Amsterdam et Eindhoven, en réponse à l’approbation du couvre-feu par le parlement néerlandais. Ces manifestations se sont ensuite propagées à Rotterdam, La Haye, Den Bosch, Gouda, Amersfoort et Haarlem. Ces nuits de révolte contre les mesures prises pour lutter contre l’épidémie ont choqué le pays.

D’autres protestations, peut-être moins violentes, ont lieu à travers l’Europe. Le weekend-dernier, des centaines de manifestants ont été arrêtées Autriche et en Belgique. A Vienne, environ 10.000 personnes ont bravé l’interdiction manifester contre le couvre-feu et le confinement. Ces mouvements, souvent organisés via les réseaux sociaux, rassemblent des extrémistes de droite, des hooligans, de complotistes anti-vaccins, d’opposants aux gouvernements, mais aussi de simples citoyens désespérés par la pauvreté.

Méfiance des institutions

La crise du Covid exacerbe la précarité des citadins, dans des villes où le niveau de vie est souvent cher. Pour le Dr Jelle van Buuren, “il y a un lien, c’est la méfiance à l’égard du gouvernement, la haine à son encontre et, plus largement, la haine et la méfiance à l’égard de toutes sortes d’institutions dans la société”. Dans la ville d’Urk, un centre de dépistage du Covid a été incendié. A Enschede, des pierres ont été jetées sur un hôpital.

Les récentes manifestations d’étudiants en France sont une autre manière de se faire entendre. La précarité de l’emploi, et la montée des contrats flexibles, ont démoralisé les jeunes. Les difficultés pour se nourrir, les problèmes de logement, le confinement, le chômage touchent une partie de plus en plus large de la société. Le mécontentement s’adresse désormais au niveau local et européen, avec une méfiance vis-à-vis de l’Union européenne.


Réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pays