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Brexit : le commerce extérieur britannique plonge

jeudi, 18 mars, 2021 - 10:10

Le constat est dur pour les Britanniques qui découvrent la fragilité de leur économie dans la période de transition post-Brexit. Exemple symbolique : la City a perdu la première place financière européenne au profit de la Bourse d'Amsterdam.

Depuis le 1er janvier, date de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen, les échanges entre le pays et le continent ont été fortement perturbés, par les goulots d’étranglement dans les ports, les restrictions aux déplacements, les complications administratives et les taxes supplémentaires. Cette baisse du commerce extérieur est en outre accentuée par les stocks constitués par les industriels avant la date du Brexit.

L’Office national des statistiques (ONS) a révélé que le PIB britannique a reculé de 2,9% en janvier, après une hausse de 1,2% en décembre. Il se trouve encore 9% sous son niveau de février 2020, avant le début de la pandémie. L’année dernière a vu le PIB britannique chuter de près de 10%. Mais le Brexit a accentué la tendance avec des exportations de biens qui ont plongé de 19% en janvier avec une chute de près de 41% des exportations vers l’UE. “C’est la plus forte chute en un mois depuis que ces chiffres ont commencé à être mesurés en janvier 1997” note l’ONS.

Tensions avec l’Europe

Les relations entre le Royaume-Uni et les 27 restent tendues. Le 15 mars, l’Union européenne a engagé la première étape d’une procédure d’infraction contre Londres pour violation du traité de retrait fin 2019. Au centre du conflit, le non respect du protocole spécifique à l’Irlande. Le litige pourrait se prolonger devant la Cour de justice européenne, ce qui ouvre la voie des amendes ou des astreintes.

Le Brexit a en outre déçu le secteur de la pêche outre Manche, qui se sent “trahi” par les concessions faites par le gouvernement de Boris Johnson dans un des dossiers les plus sensibles. De fait, les chalutiers français, belges ou espagnols sont toujours présents dans les zones de pêche britanniques, certes avec des quotas en baisse pour les cinq années à venir. Et Amsterdam est en train de devenir la première place boursière, au détriment de la City londonienne.


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