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L’Europe veut garantir une meilleure répartition des vaccins sur le continent

vendredi, 26 mars, 2021 - 12:44

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont critiqués pour leur manque de réciprocité dans la livraison des vaccins. Privilégiés en début de campagne de vaccination, ces pays cherchent à privilégier la couverture de leurs populations respectives, en retardant leurs engagements envers l'Union européenne et les pays les plus pauvres.

Les campagnes de vaccinations européennes ont souffert des aléas du dossier AstraZeneca, ce qui a provoqué des pénuries et le mécontentement des populations. C’est pourquoi la Commission européenne est intervenue afin de durcir les exportations des doses vers les pays qui produisent eux-mêmes des vaccins anti-Covid, en particulier le Royaume-Uni. Car entre le 1er février et la mi-mars, l’UE exporté environ 10 millions de doses, tous vaccins confondus, vers le Royaume-Uni, alors qu’elle n’a reçu aucune dose produite sur le sol britannique, contrairement au contrat signé lors des commandes.

Ce manque d’équilibre et de réciprocité force Bruxelles à durcir le ton. Selon Usula von der Leyen, 77 millions de doses de vaccins ont été exportées dans le monde alors que seulement 62 millions de doses de vaccin ont été administrées en Europe. Ces vaccins ont été livrés dans 33 pays, dont le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Royaume-Uni et la Chine. Sans oublier le programme Covax, le dispositif l’OMS qui permet de garantir un accès aux vaccins pour les pays les moins riches. L’Europe est actuellement le principal donateur, avec 31 millions de doses en destination de 54 pays.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni critiqués

Le protectionnisme de ces deux pays était prévisible, mais il n’est plus acceptable aujourd’hui, alors que le troisième vague du Covid prend une ampleur chaque jour plus inquiétante. Au niveau mondial, ce sont les deux seuls pays à n’exporter aucun des vaccins produits sur leur territoire. En comparaison, l’UE, l’Inde la Chine parviennent à exporter entre 40 et 50% de leur production. Ce déséquilibre est d’autant plus critiquable que les usines européennes ont débuté leur production début décembre alors que seuls les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient débuté leur campagne de vaccination et l’UE a joué le jeu e, fournissant les premiers lots produits.

Dans des relations UE – Royaume-Uni déjà tendues par le dossier post-Brexit, Londres se défend de favoriser les exportations de son vaccin AstraZeneca, mais peine à convaincre : “Dans ce pays, nous ne croyons pas aux blocages de vaccins ou de composants de vaccins, quels qu’ils soient. Ce n’est pas une voie dans laquelle le pays rêve de s’engager” a déclaré le Premier ministre Boris Johnson. L’UE envisage de bloquer les exportations d’AstraZeneca si elle ne reçoit pas les approvisionnements produits, c’est-à-dire 70 millions de doses pour le deuxième trimestre, sur les 180 millions prévues dans le contrat.


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