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Le crime organisé progresse en Europe sur fond de Covid-19

dimanche, 18 avril, 2021 - 09:55

La fragilité et parfois la désorganisation des institutions offre de nouvelles opportunités au crime organisé, qui représente une des principales menace pour la sécurité. L'Europe tente de se protéger en attaquant les réseaux criminels, en particulier ceux qui favorisent la traite d'être humains.

Avec une crise sanitaire qui fragilise les sociétés, le crime organisé bénéficie de nombreuses failles pour progresser. L’alarme lancée par Interpol, l’agence européenne de police, concerne surtout les réseaux criminels dont 40% sont directement liés à la drogue. « Les criminels ont rapidement adapté à la pandémie les produits illégaux, leurs modes opératoires et leurs discours », selon la directrice d’Interpol, Catherine De Bolle. Traffic de faux tests Covid négatifs, progression de la mafia en Italie, saisie de drogues et d’armes à Berlin, interception de communications cryptées qui permettent de saisir 27 tonnes de cocaïne en Belgique, blanchiment d’argent en Hollande, la pandémie attise l’imagination des criminels. Les fraudes en ligne sont plus nombreuses, et le nombre des vols sur le continent atteint un million chaque année.

En Hollande comme ailleurs, les réseaux ont recours à la corruption et créent des structures complexes pour blanchir d’importantes sommes d’argent. « En un an, les criminels ont engrangé presque 140 milliards d’euros dans l’Union européenne. C’est 1% du Produit intérieur brut, c’est plus que le PIB de certains Etats membres » révèle Ylva Johansson, Commissaire européenne des affaires intérieures. De plus, les stratégies de reprises pourraient être détournées par ces structures criminelles, comme en Italie où la mafia progresse.

Partenariat avec Interpol

La Commission européenne cherche à démanteler, en collaboration avec Interpol, le modèle économique criminel sur deux fronts : lutter contre le crime organisé et le trafic d’êtres humains. Entre 2017 et 2018, on a comptabilisé 14.145 victimes de la traite d’êtres humains. 50% d’entre elles sont des citoyennes de l’Union. Ce crime concerne très largement les femmes, à 72% et a pour but l’exploitation sexuelle dans 92% des cas. 70% des réseaux criminels liés à la drogue sont actifs dans au moins trois pays différents.

La Commission prévoit de lancer une campagne de communication avec les Etats membres la société civile. Ce plan intègre aussi un renforcement des aides aux victimes.

 

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