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L’europe inquiète face au variant indien, Delta

mardi, 15 juin, 2021 - 10:09

La progression du variant Delta concerne plusieurs pays d'Europe et survient alors que les mesures de restriction se lèvent à travers le continent pour la saison estivale. Ce qui pourrait annoncer une nouvelle vague de contaminations à la rentrée. Ne pas reproduire les erreurs de 2020 semble urgent.

Le Royaume-Uni devait lever de nombreuses restrictions sanitaires, notamment le déconfinement, mais la montée en puissance du variant dit « indien », Delta, a fait retarder ces mesures de quatre semaines. En l’espace d’un mois à peine, Delta est devenu majoritaire dans le pays, représentant 74% des nouveaux cas. Public Health England a publié ses dernières données le 11 juin : le variant Delta y est supérieur en termes de diffusion et des experts estiment sa contagiosité à environ 60%, qui est nettement plus important que celle de la souche historique Alpha. Le risque d’hospitalisation est aussi accru. Les symptômes différent aussi.

Le Portugal est également touché : environ 400 cas recensés le 8 mai, et 900 le 10 juin. La progression du variant Delta y est aujourd’hui proche de 50%, ce qui a motivé le Royaume-Uni à sortir le Portugal de sa liste verte. Les voyageurs en provenance du pays doivent désormais subir une quarantaine.

L’Allemagne a vu doubler la montée en puissance des contaminations via Delta en moins de deux semaines, la Belgique un peu plus. Les pays frontaliers comme l’Espagne sont aussi concernés. « On n’est pas sauvé, le risque est toujours là » a déclaré Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité des infections respiratoires de Santé Publique France (SPF).

Pour l’instant, la France relativement peu touchée

Les premiers clusters du variant Delta sont apparus dans les Landes et concernent la région Aquitaine. Néanmoins le variant Alpha y reste majoritaire : il représente 87,8% des cas et 0,5% de Delta parmi les séquences étudiées. A partir de cette semaine, l’hexagone pratiquera des tests PCR de criblage qui cibleront les trois mutations du virus, ce qui permettra de mieux déceler l’incidence des variants « anglais » (Alpha), « sud-africain, etc. Mais la situation est jugée « instable ».

Le seuil des 30 millions de premières injections vaccinales a été franchi le week-end dernier en France et la vaccination s’ouvre aux adolescents de 12 à 17 ans partir de ce mardi. Mais, en ce qui concerne les risques de contamination, l’été reste la saison la plus dangereuse. Alors que de nombreux de la Zone Europe de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont assoupli les restrictions en raison de la diminution des cas de Covid-19, l’augmentation des voyages, les rassemblement sociaux et la tenue des grands festivals et tournois sportifs pourrait encourager la diffusion du variant Delta. Et de nombreuses personnes parmi les populations vulnérables de plus de 60 ans ne sont pas protégées contre cette souche.

La couverture vaccinale n’est pas assez importante pour protéger l’Europe d’une résurgence. « Nous sommes déjà passés par là, ne refaisons pas cette erreur » prévient Dr Hans Kluge, directeur de l’OMS pour la région européenne. « Tout comme en 2020, les cas ont diminué à l’approche de la période estivale, mais ce n’est pas le moment de réduire la réponse de la santé publique à la Covid » a-t-il rajouté.

 

 

 

 

 


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