Syndicate content

Il y a 5 ans, le Brexit

samedi, 26 juin, 2021 - 12:01

Par  admin

C'était le 23 juin 2016. Il faudra encore du temps pour mesurer les conséquences du divorce britannique, mais les Européens semblent avoir tourné la page après la signature de l'accord, il y a six mois. Les pertes économiques seront pourtant plus importantes, de part et d'autre de la Manche que le symbole d'une Europe sans le Royaume-Uni.

Cette semaine a vu le cinquième anniversaire du Brexit, le référendum qui a plongé l’Union européenne dans le doute et entraîné des négociations interminables. Les citoyens européens ont assisté à ces longues années de tractation, mais qu’en pensent-ils aujourd’hui? Euronews et l’institut de sondage Redfield & Wilton Strategies se sont penchés sur quatre pays. Il en résulte qu’une majorité de personnes interrogées en France (52%), Espagne (50%), Allemagne (51%) et Italie (60%) pense que le Brexit n’a pas amélioré, ni détérioré l’Union européenne.

En France, 17% des personnes pensent même qu’il a eu un effet positif alors qu’un quart des Espagnols pensent le contraire : L’UE a souffert d’une importante régression économique. Environ un tiers des personnes interrogées sont d’accord avec l’idée que l’UE sanctionne le Royaume-Uni à cause du référendum, qui a accaparé les instances européennes sur ce sujet durant de longues années. Et ce sentiment se retrouve chez les Européens eux-mêmes, surtout chez les Espagnols, toujours très favorables à l’idée communautaire européenne. Un point concret reflète ce changement : une majorité de contribuables français, allemands, italiens et espagnols jugent normal que les Britanniques qui achètent des maisons de vacances dans l’UE doivent désormais payer des taxes supplémentaires.

Les Britanniques croient au « business as usual »

Au Royaume-Uni, l’accord sur les futures relations entre Londres et l’UE ne semble pas avoir changé grand chose. Pourtant, à cause du Covid, plus de 400 entreprises financières ont quitté le pays. Un billion de livres d’actifs ont migré vers les autres places financières, dont Frankfort, Amsterdam et Paris et la City a perdu son monopole sur les places boursières. Les livraisons de nombreux produits entre le continent et l’Angleterre ont été retardées, la pêche en Mer du Nord reste un sujet très sensible, les lourdeurs administratives se sont multipliées, il est désormais nécessaire d’obtenir des visas pour l’Europe. Les relations avec l’Irlande sont devenues plus complexes. Et le désir d’indépendance de l’Ecosse est plus fort que jamais.

Est-ce que les Anglais se sont habitués à cinq années d’instabilité? Le flegme et la fierté britanniques ont-ils eu raison des inquiétudes? La crise du Covid pourrait être considérée comme plus grave, mais les conséquences de cette crise pourraient ne pas avoir de fin. L’Union européenne estimait cet hiver que le Brexit coûterait un demi-point de PIP à l’Union européenne et plus de deux points au Royaume-Uni d’ici la fin 2022.


Mots clés
,
Réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pays