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Les pics de chaleur se multiplient en Europe

vendredi, 30 juillet, 2021 - 14:34

L'été 2021 se caractérise par une succession de crues dévastatrices et meurtrières en Europe, alternant avec des vagues de chaleur dans les régions plus au sud ou à l'intérieur du continent. "Le "jour du dépassement", qui marque le jour où l'humanité a consommé toutes les ressources que la Terre peut générer en un an, a lieu cette année trois semaines plus tôt qu'en 2020.

L’été 2021 est déjà marquée par une météo imprévisible et contrastée, avec des catastrophes naturelles à répétition comme les inondations qui ont touché l’Allemagne et la Belgique, mais aussi le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse. Le weekend dernier, les pluies torrentielles ont provoqué des inondations à Londres. D’un autre côté, les records de chaleur se multiplient dans le Maghreb, la Sicile, la Grèce et les Balkans et de nombreuses régions, comme en Turquie, sont la proie des flammes. “Le climat a changé plus vite qu’attendu”, déclare Tim Lenton, de l’Université d’Exeter et les climatologues s’interrogent sur un possible effet du “dôme de chaleur” qui sévit au Canada et en Californie.

Le “Bootleg Fire”, dans l’Oregon, a brûlé en deux semaines l’équivalent de la ville de Los Angeles en végétation et forêts. “L’incendie est si grand et génère tellement d’énergie qu’il a commencé à générer son propre climat”, selon Marcus Kauffman, du service de gestion de l’Etat. “Il crée sa propre foudre et sauto-alimente”. Les images satellite montrent que le panache de fumée atteint l’Europe. Pour la climatologue Françoise Vimeux, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le risque n’est pas le même en France, mais “chez nous, l’air chaud arrive de l’Afrique du Nord. Avec le réchauffement global, cet air du sud peut être beaucoup plus chaud qu’il y a quelques années. Il pourrait faire monter le thermomètre hexagonal avec des températures inédites”.

Le nord de l’Europe n’est plus épargné

La Scandinavie et la Russie sont désormais confrontés à des vagues de chaleur qui ont un impact sur le permafrost. Le Royaume-Uni risque de connaître des températures estivales dépassant les 40°, même si le réchauffement global est contenu à 1,5°. Or, pour de nombreux scientifiques, l’objectif fixé par l’accord de Paris est déjà hors de portée. Pour Liz Bentley, directrice de la royal Meteorological Society, “les vagues de chaleur peuvent devenir de plus en plus intenses et nous verrons vraisemblablement 40° au Royaume-Uni, bien que nous n’ayons jamais connu ce genre de températures”.

L’Allemagne reste traumatisée par les conséquences des inondations et le sujet est devenu politique pour le pays. Le Rhin ne dispose plus assez de zones humides permettant d’évacuer le surplus des pluies qui affectent tous les pays en aval du fleuve, comme les pays-Bas. “Il va désormais falloir gérer l’eau de manière efficace” selon John Kerry, et adapter les infrastructures en construisant “des digues, des murs, des barrières, des systèmes de pompe”. Cette eau pourrait en outre être utilisée en temps de sécheresse et constituer une réserve de fraîcheur lors des canicules.


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