Syndicate content

Le mois de juillet 2021 a été le plus chaud enregistré sur Terre

lundi, 23 août, 2021 - 13:14

L'augmentation des températures à travers le monde est la principale cause des incendies immenses qui se développent sur la planète. La saison propice à ces incendies pourrait s'allonger, avec des départs de feux qui se déclareraient au début du printemps et se prolonger jusqu'à l'automne.

L’été 2021 aura été marqué par les “mégafeux” qui ont dévasté plusieurs régions du monde, comme en Californie, en Sibérie, en Méditerranée et dans les Balkans. Et plusieurs de ces grands incendies se poursuivent toujours. La sécheresse et l’augmentation des températures ont fait de ce mois de juillet le plus chaud, en moyenne mondiale, depuis le début des mesures au milieu du 19ème siècle. Les populations rurales et péri-urbaines sont de plus en plus affectées et ces mégafeux modifient l’écosystème, peut-être pour toujours. A cela s’ajoute la destruction de grandes parties de forêts tropicales, comme au Brésil et en Afrique.

En 2019, 15.000 hectares de forêts ont été détruits en France, soit l’équivalent de 21.000 terrains de football, selon le ministère de la transition écologique. Pourtant, depuis 2006, le nombre de feux annuels reste stable, grâce à l’amélioration moyens de lutte contre les incendies. Ils sont moins souvent causés par la main de l’homme. Mais ces incendies deviennent de plus en plus vastes et ils sont plus difficiles à contrôler car les forêts et garrigues se montrent plus fragiles face à la “sensibilité feu météorologique”, c’est-à-dire quand c’est le climat qui déclenche un incendie.

Repenser les forêts

De nombreux experts pensent que les espaces naturels doivent être mieux gérés pour lutter contre ces incendies. Comme diversifier les essences d’arbres, ce qui va souvent à l’encontre de l’exploitation du bois telle qu’elle est menée par l’industrie forestière. En France, par exemple, certaines variétés d’arbres comme le hêtre se raréfient, au profit des pins et des chênes. Les zones tampons devraient être créées avec des espèces qui repartent volontiers de la souche après avoir été calcinées, comme les saules. Les zones humides doivent être non seulement préservées, mais développées afin de capter le surplus des inondations, ce qui est le cas, par exemple, sur le parcours du Rhin.

Car si les territoires les plus affectés se trouvent dans le Sud-Ouest avec le massif aquitain et dans le Sud-Est avec les forêts méditerranéennes, le risque incendie remontre progressivement vers le Nord. Les surfaces sensibles représentent actuellement environ un tiers des surfaces forestières métropolitaines, mais elles pourraient augmenter de 30% d’ici 2040, selon Météo France.


Réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pays