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Sanctions contre la Pologne et la Hongrie : les eurodéputés s’impatientent

samedi, 28 août, 2021 - 14:07

Malgré les pressions, l'Europe tarde à faire fléchir la Pologne et la Hongrie, qui ne respectent par l'état de droit et certaines valeurs européennes. Et, avec la crise en Afghanistan, l'urgence est à la défense de l'Europe face aux risques migratoires et l'accueil des réfugiés. Sujet qui concerne, de fait, les pays de l'Est du continent.

En juin dernier, le Parlement européen avait donné un ultimatum de deux mois à la Commission européenne pour qu’elle applique le mécanisme de conditionnalité budgétaire, qui permet de geler les fonds européens en cas d’entorses à l’Etat de droit dans un Etat Membre. Directement concernés, la Hongrie et sa nouvelle loi sur la protection des enfants, qui est clairement homophobe, et la Pologne, dont les réformes ne garantissent plus l’indépendance judiciaire. Ursula von der Leyen menaçait alors de saisir la justice européenne contre la loi hongroise qu’elle avait qualifié de « honte ».

Mais depuis, le dossier n’a pas avancé et Parlement européen menace désormais d’attaquer la Commission européenne pour inaction. Et la présidente de la Commission européenne considère que la conditionnalité budgétaire doit être un »instrument de dernier recours ». Un nouvel exemple des dissensions entre les eurodéputés et la direction de l’UE, dans ce cas incapable d’assurer son autorité face à certains pays d’Europe de l’Est, sur les questions d’immigration et de liberté individuelle.

Un contentieux qui pourrait aller devant les tribunaux

Le Parlement européen donne un nouvel ultimatum d’un mois à la Commission. « Tout au long du processus autour de cette question, il y a eu une large alliance au Parlement, des conservateurs à l’extrême gauche. Je ne vois pas pourquoi tout d’un coup cela changerait. Nous avons été très clairs sur ce que nous voulons et nous allons poursuivre sur cette voie », assure l’eurodéputé Daniel Freund. « Nous ne prenons aucun plaisir particulier à poursuivre la Commission européenne, mais il s’agit de défendre l’État de droit dans l’Union européenne », a-t-il ajouté.

De fait, la Hongrie semble à l’abri des sanctions, pour l’instant. il faut rappeler qu’en mars dernier, la Hongrie et la Pologne avaient chacun saisi la Cour de justice de l’Union européenne, précisément pour tenter de faire annuler le nouveau règlement européen. « Nous n’irons pas de l’avant tant que nous ne serons pas sûrs que dans notre boîte à outils, il s’agisse du bon instrument. Lorsque toutes les conditions seront réunies pour que nous puissions commencer à mettre en oeuvre le règlement, nous n’hésiterons pas à le faire », promet Balazs Ujvari, le Porte-parole de la Commission européenne.


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