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L’extrême droite européenne échoue à former un groupe commun au Parlement

mardi, 7 décembre, 2021 - 13:09

L'extrême droite européenne est sous le radar des institutions qui conditionnent l'aide européenne à l'adoption de réformes démocratiques. Les partis souverainistes et populistes pourraient devenir le troisième groupe politique au Parlement européen, mais les divisions face à la Russie empêchent un tel rapprochement. 

Les dirigeants souverainistes et populistes se sont réunis à Varsovie afin de parler de leur vision de l’Union européenne, dans l’idée de former un grand groupe au Parlement européen, après une déclaration signée en juillet dernier. Marine Le Pen était présente, ainsi qu’une quinzaine de leaders dont le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le chef du mouvement polonais Droit et Justice (PiS), Jaroslaw Kaczynski, le président de Vox en Espagne Santiago Abascal, et la cheffe de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni.

Les organisateurs du sommet, les membres du parti polonais Droit et justice (Pis), cherchaient à former une « union des pays souverains » afin de se protéger des institutions européennes tout en développant leur popularité à l’approche des prochaines élections. C’est le cas notamment avec Marine Le Pen, fragilisée par la candidature d’Eric Zemmour à l’élection présidentielle. L’Europe cherche à faire pression sur les Etats qui ne respectent pas les valeurs fondamentales de l’Union, comme le Belarus ou la Pologne. Mathématiquement, les partis populistes pourraient former le troisième groupe politique au Parlement et auraient ainsi un poids majeur.

La Russie, un dénominateur commun qui divise

Cette union des populistes n’a pas pu se faire car la Russie reste au centre des divisions. Au-delà des thèmes qui les rapprochent, comme l’euroscepticisme, l’immigration, la lutte contre les minorités ou l’importance de la souveraineté nationale, les sujets de division sont trop nombreux car ils concernent principalement la Russie. Marine Le Pen dispose de liens proches avec Moscou quand la Pologne refuse de discuter avec le Kremlin. A cela s’ajoutent des fractures nationales,- comme en Italie entre la Ligue et Fratelli d’Italia.

La conférence de Varsovie a donc échoué, mais l’extrême droite européenne ne désespère pas de trouver un accord. Une nouvelle conférence devrait avoir lieu en Espagne dans les prochains mois. Au moins pour faire parler d’elle.


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