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En Europe, la ruée sur les pilules anti-Covid

vendredi, 7 janvier, 2022 - 15:54

Comme pour les premiers vaccins, les pays européens sont en compétition pour l'achat des pilules antivirales dans le traitement du Covid léger et modéré, alors que la Commission européenne est en "discussion exploratoire".

La leçon des vaccins anti-Covid n’a pas été retenue : les premiers traitements antiviraux sont activement recherchés par les pays européens alors que l’UE est en retard dans la négociation des achats groupés, permettant des prix plus bas. Les deux traitements concernés, le Paxlovid de Pfizer et le Molnupinvir de Merck, empêchent le virus de se multiplier et réduisent la gravité de la maladie. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a déjà approuvé la posologie des traitements et la Commission européenne étudie activement l’achat conjoint de lots provenant des laboratoires.

Mais plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et la Grèce sont déjà en contact avec ces laboratoires pharmaceutiques pour acheter des doses. L’Allemagne a commandé 1 million de doses à Pfizer, tandis que la Belgique a l’intention d’acheter 10 000 doses à chaque société. Les autorités réglementaires du Royaume-Uni et des États-Unis ont déjà autorisé les pilules Pfizer et Merck et les patients peuvent en prendre dans les hôpitaux et les pharmacies sur ordonnance. Les États-Unis ont commandé 20 millions de doses de comprimés Pfizer.  En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a assuré que des doses seraient disponibles dès la fin janvier.

Un accès limité par des prix très élevés

En novembre dernier, Pfizer promettait de rendre accessible à plus de la moitié de la population mondiale son antiviral. Mais avec un prix très élevé, Pfizer et d’autres groupes pharmaceutiques fabriquant des vaccins anti-Covid sont accusés d’avoir privilégié les profits, en vendant aux pays qui en ont les moyens, et de participer ainsi à l’inégalité vaccinale entre pays riches et pays pauvres. Pour la première commande de 10 millions de doses, signée en novembre, le gouvernement américain a payé 5,29 milliards de dollars. Et l’achat de ces lots n’a rien de transparent : pour l’instant, Pfizer et Merck refusent de publier le prix exact de leurs produits.


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