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Corruption : la France devant le Conseil de l’Europe

dimanche, 16 janvier, 2022 - 11:54

Le mandat d'Emmanuel Macron promettait l'exemplarité et la transparence de la classe politique. Pourtant, le nombre des "affaires" et des prises illégales d'intérêts se sont multipliées, une situation que dénoncent certaines instances européennes qui encouragent la France à agir plus concrètement contre la corruption.

C’était une des promesses principales du président Emmanuel Macron en 2017 : en finir avec la corruption et les prises illégales d’intérêt dans la classe politique. Force est de constater que les affaires ont été nombreuses au plus haut niveau de l’exécutif. Le Greco (Groupe d’Etats contre la corruption), dans un nouveau rapport, s’inquiète de la proximité opaque entre l’exécutif et les représentants d’intérêts.

Le gouvernement est particulièrement visé car, sur les 18 recommandations du Greco, 12 concernent la présidence ou les hautes fonctions de l’Etat. Pour lutter contre le lobbying, les auteurs suggèrent, par exemple, que les personnes exerçant de hautes fonctions de l’exécutif « soient tenues de faire rapport publiquement et à intervalles réguliers des représentants d’intérêts rencontrés et des thématiques discutées ».

Justice et police sont concernées

Au niveau européen, les lacunes de la lutte française contre la corruption ou l’influence des lobbys, dans l’agriculture (réforme de la PAC), le nucléaire (la taxonomie verte) ou l’armement, sont régulièrement pointées. Mais le Greco insiste sur l’indépendance de la justice et les cas de corruption ou conflits d’intérêts impliquant un membre du gouvernement.

De plus, le Greco pointe le dysfonctionnement de la police et de la gendarmerie. Le rapport plaide pour « une stratégie globale dédiée à la prévention des risques de corruption », qui devrait déjà être mis en place avec le plan triennal. En mai dernier, Le Centre de recherches politiques de Sciences-Po révélait une étude sur le vote des policiers et militaires : 60% d’entre eux prévoient de voter pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2022. Ce qui est loin de refléter les opinions publiques de la population.


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